Tous les articles par Jérôme Delacroix

Glissements de terrain

« It’s the economy, stupid! » lançait jadis un Bill Clinton inspiré en campagne contre George Bush.

En effet, on pourrait penser qu’en période de crise, tout gouvernement accorderait la primauté à l’amélioration de la situation économique.

Naïvement, on pourrait même s’attendre à ce qu’un Président issu de la gauche se concentre en priorité sur le sort des classes populaires et des classes moyennes.

Mais en France, où le taux de chômage flirte avec les 10% et où les inégalités ne cessent de s’amplifier, rien de tout cela. La priorité est donnée à la « transition écologique », prétexte à un alourdissement de la pression fiscale sur les moins favorisés.

C’est que la gauche, en France, est adepte des glissements de terrain.

La gauche façon Hollande a laissé tomber les classes populaires et moyennes pour faire du sociétal.

Faute de pouvoir améliorer la situation sur le terrain économique, la « gauche » mode Macron utilise un autre écran de fumée : l’écologie.

Tout ceci trompe de moins en moins de monde. Rien d’étonnant dès lors que les Français ne se laissent pas berner par le dernier discours présidentiel.

L’arrivée d’Emmanuel Macron a constitué un tremblement de terre politique. Il pourrait bien être renversé par un tsunami populaire.

Mon plus bel Halloween

« Déguisez-vous… Consommez ! »

« Déguisez-vous… Consommez ! »

L’injonction de la société de consommation poussant à célébrer Halloween, en lieu et place de la fête de la Toussaint, était tout ce que je percevais.

Fortement révélatrice de l’américanisation irréfléchie de la société, cette  » tradition » n’avait rien pour me plaire.

Et puis mon fils de 10 ans a voulu que je l’accompagne pour aller taxer des bonbons aux voisins.

Tout sauf enthousiaste à cette idée, je pris le parti de mettre mes aprioris dans ma poche, d’enfiler un déguisement de fortune… et nous voici dehors, dans l’obscurité, sous une légère pluie. J’embarquai au passage le fils d’un voisin ne pouvant l’accompagner ce soir-là. Ma B-A quotidienne.

Nous commençâmes notre tournée par une dame retraitée de l’Education nationale. La dame insista pour nous faire rentrer. Je découvris un foyer, avec un papi qui mitonnait de petits plats, les enfants de province venus pour l’occasion, les derniers préparatifs : le chapeau pointu, les griffes du petit monstre de 11 ans, le sac à confiseries à ne pas oublier…

La troupe s’étant ainsi renforcée, nous continuâmes notre expédition. Les vampires étaient menaçants, les fantômes effrayants, les squelettes inquiétants. Devant le péril, la plupart des voisins donnaient aux monstres en culotte courte qui des carambars, qui des sucettes, qui encore d’autres bonbons en tous genres. Sans oublier les sourires et les compliments devant les déguisements, accompagnés d’un clin d’œil complice aux parents accompagnateurs.

Chemin faisant, je fis la connaissance d’une voisine brésilienne, d’une autre irlandaise, d’un couple algérien… Chaque maison partageait les douceurs de son pays, et nous fîmes ainsi un petit tour du monde des sucreries.

Vers la fin de notre parcours, nous rendîmes visite à une dame très âgée, qui manifestement ne s’y attendait pas. Elle alla fouiller dans sa cuisine, à la recherche de quelques bonbons. Le butin fut maigre. Mais sans échanger un mot, nous nous mîmes d’accord pour prolonger notre séjour sur le pas de sa porte. Elle avait l’air si heureuse devant tous ces bambins, qui venaient interrompre la monotonie de ses vieux jours, que c’est à regret que nous la quittâmes.

Notre virée nocturne touchait à sa fin. Les enfants se répartirent les douceurs, les parents se saluèrent et je raccompagnai chez lui le petit voisin.

Sur le chemin du retour, j’avais le cœur content de ces moments partagés, de ces rencontres, de ces sourires. Mais le plus bel instant de cette soirée fut quand mon fils me dit : « merci de m’avoir accompagné, Papa, c’était cool. »

Ce soir-là, j’avais vécu mon plus bel Halloween.

5 millions de « millionnaires » en France. Et alors ?

Selon une étude du Crédit Suisse, il y aurait en France 2,147 millions de ménages possédant un patrimoine dépassant un million de dollars.

Compte tenu du fait que la taille moyenne d’un ménage s’établit aujourd’hui autour de 2,2 personnes, on peut estimer, toutes choses étant égales par ailleurs, que 4,8 millions de personnes vivent en France dans des foyers millionnaires.

Vu qu’au 1er janvier 2018, la population française se montait à près de 68 millions d’habitants, cela veut dire que 7% des habitants en France vivent dans des foyers millionnaires.

Toutefois, la richesse de ces habitants doit être relativisée par le fait qu’elle s’explique probablement en bonne partie par la flambée de l’immobilier, ces dernières années. L’entrée dans le club des millionnaires s’explique, pour nombre de ses nouveaux membres, par l’appréciation de leur patrimoine immobilier. Elle n’est donc pas le signe d’une amélioration substantielle de leur qualité de vie.

Cet « enrichissement » n’apporte rien non plus à l’économie : il n’est ni créateur d’emplois, ni créateur d’activité.

Cette statistique du Crédit Suisse n’est donc pas tellement significative. Elle marque les esprits, mais sur un plan purement symbolique.

Comment ne plus retweeter n’importe quoi

Le Monde a publié une petite BD qui m’a bien amusé :

Il est vrai que, dans son flux Twitter, on voit passer quantité de messages mentionnant des articles de journaux ou des billets de blog qui ont l’air passionnants. Pour peu que l’accroche soit bien tournée, ou que le Twitto se soit fendu d’un commentaire pimenté, l’envie est forte de retweeter son message, sans prendre le temps de lire l’article ou le billet en question.

J’évite le plus possible de céder à cette tentation, et pour ça j’ai recours à une technique et deux outils.

Le premier outil s’appelle Pocket. Désormais intégré à Firefox, il permet de sauvegarder des pages Web « à lire plus tard ». Sur l’application mobile, qui existe aussi bien sur iPhone que sur Android, une fonctionnalité de synchronisation permet de télécharger la liste des pages ainsi mises en réserve, formatées de surcroît pour en faciliter la lecture sur mobile, et ce même si le site Web d’origine n’est pas en responsive design. Ces pages deviennent disponibles hors connexion, ce qui est très pratique pour les lire dans le métro, par exemple.

Le deuxième outil est un service Web appelé « IFTTT » pour « If This Then That ». Il permet d’automatiser des actions si certaines conditions sont remplies. Il est possible de s’abonner à différentes « applets » qui vont agir comme de petits agents intelligents à votre service. Dans le cas qui nous intéresse, c’est l’applet « Save links from your liked tweets in Pocket » que nous allons utiliser. Comme son nom l’indique, cette applet va automatiquement sauvegarder dans Pocket les articles qui sont mis en lien dans des tweets que vous avez « likés ».

Par exemple, si quelqu’un tweete un message contenant un lien vers le présent billet et que vous likez son tweet, cette applet va automatiquement enregistrer ce billet dans votre compte Pocket. La prochaine fois que vous serez dans les transports en commun, vous pourrez le lire à tête reposée. S’il vous plaît, libre à vous de le partager sur Twitter ou Facebook grâce à la fonctionnalité de partage intégrée à Pocket… une fois que vous l’aurez lu.

Je fais un usage intensif de cette technique associant Pocket et IFTTT, et c’est très pratique pour ma veille et ma curation.

Et vous, avez-vous d’autres astuces pour ne plus partager des tweets comme un manchot ? 😁

Frogans directory : premier annuaire de ressources consacrées à la technologie Frogans

Frogans directory
Frogans directory

Il y a quelque temps de cela, j’ai créé et mis en ligne le premier annuaire de ressources consacrées à la technologie Frogans :
Frogans directory.

Le site commence à s’étoffer et je peux commencer à en faire la publicité !

Concrètement, vous y trouverez tout ce qui a été publié en ligne concernant la technologie Frogans : les sites Frogans, bien sûr, mais aussi les sites Web parlant de la technologie Frogans, les comptes de médias sociaux, les articles dans la presse, etc.

A ce stade de la lecture de mon billet, vous vous demandez peut-être ce qu’est la technologie Frogans. Une bonne manière de le découvrir est de visionner la vidéo suivante :

A ce jour, sur Frogans directory, vous trouverez :

Si vous avez connaissance de ressources ne figurant pas encore dans Frogans directory, je vous invite à me laisser un commentaire.

Bonne découverte !

 

Allô, Jupiter ? Ici, la Terre !

jupiter-macron
jupiter-macron

Dans l’article du jour
« Forces et faiblesses du leadership d’Emmanuel Macron » ,
écrit :

« Le retour d’une présidence «jupitérienne» s’accompagne dans l’opinion d’un sentiment d’inquiétude, d’éloignement et de distance »

Il rappelle qu’Emmanuel Macron aimait, au cours de la campagne, à faire référence au style présidentiel du Général de Gaulle ou de François Mitterrand.

Dès les premiers jours de sa présidence, Emmanuel Macron s’est en effet attaché à renouer avec la pompe et un certain style monarchique.

Le problème, c’est que, dans le même temps, on n’a pas le sentiment qu’il soit le président de tous les Français.

Déjà, il a été élu davantage par défaut que par adhésion, face à Marine Le Pen.

Ensuite, il ne cesse lui-même de classer les Français en deux catégories : ceux qui réussissent et ceux qui ne sont rien.

Il n’y a guère que sa langue qui soit inclusive envers « celles et ceux » qui l’écoutent.

Avec Emmanuel Macron, on a donc la distance, la majesté, une certaine forme d’autorité, mais sans le rassemblement, la protection, la prise en compte de tous les Français.

Comment s’étonner, dès lors, que sa popularité soit en berne, six mois après son élection ?

« Allô, Jupiter ? On a un problème. »

Comment assurer la sécurité et la santé du personnel des ONG ?

Smartwords a réalisé récemment pour Ambrelia une interview du docteur Philippe Biberson. A l’occasion d’un événement réalisé en commun par Ambrelia et son partenaire, International SOS, le docteur Biberson a partagé plusieurs bonnes pratiques sur la manière dont une ONG (ou tout autre association humanitaire) peut travailler pour garantir la santé et la sécurité de ses collaborateurs et bénévoles sur le terrain.