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LiveTonight : encourager le développement de la musique live

Quoi de plus agréable que d’écouter un artiste ou un groupe interpréter sa musique en direct (en live) ? Bien sûr, il y a les grandes salles.  Mais écouter de la musique autour d’un verre à côté de chez soi, entre amis, simplement à la sortie du bureau, est aussi bien sympathique.

En France, les artistes de talent sont nombreux, et pourtant ils peinent à trouver des endroits où se produire. D’un autre côté, les cafés et les bars ne sont pas toujours suffisamment conscients de ce que peut leur apporter de la musique live, en termes d’ambiance, de convivialité et d’attractivité.

C’est pour apporter une réponse à ce problème qu’Henri Jousse, jeune diplômé de l’ESCP, a créé avec quelques amis LiveTonight. Il nous présente sa startup dans cette interview.

Exposition Hergé au Grand Palais

Je n’ai jamais été « tintinophile ». Quand j’étais enfant, ce sont plutôt les histoires de Disney qui m’ont fait rêver. Pourtant, j’ai eu beaucoup de plaisir à visiter l’exposition Hergé qui se tient au Grand Palais jusqu’au 15 janvier 2017.

 

Tintin et Milou - Supplément du journal Le Soir 1940On y découvre l’œuvre d’Hergé dans son contexte historique à travers des planches originales, publiées dans des journaux de l’époque. On y comprend aussi comment il travaillait, de la documentation au travail d’équipe à l’atelier Hergé, en passant par la créativité pure de l’artiste. Car c’est là l’autre mérite de l’expo : on y découvre qu’Hergé n’était pas seulement un dessinateur de bande dessinée, mais également un peintre accompli.

L’exposition est vraiment à découvrir : les petits et les grands y trouveront leur compte, notamment grâce à une mise en valeur des œuvres ludique permettant à chacun de prendre la pose de manière amusante.

Couvertures albums Tintin

Visite à l’atelier Aldebaran

Aldebaran Robotics est une pépite d’origine française (rachetée en février 2015 par la banque japonaise Softbank), pionnière de la robotique humanoïde depuis 2005. A Issy-les-Moulineaux, le siège de l’entreprise abrite environ 300 personnes, concevant des robots compagnons tels que Nao et Pepper, ainsi que le « concept-robot » Romeo. Si l’entreprise fondée par Bruno Maisonnier a des bureaux à Boston et à Shanghai, toute la R&D est faire en France. Aldebaran a eu la bonne idée d’ouvrir dans ses locaux isséens un Atelier, où le grand public peut venir se familiariser avec les robots.

J’ai eu le plaisir d’y aller avec mon plus grand fils, le 5 août dernier. Nous avons pu interagir avec le petit Nao, qui nous a fait une démonstration de TaiJi et avec qui nous avons joué au pendu. Nous avons également interagi avec Pepper, robot commercialisé au Japon pour de l’accueil client ou de la démonstration produit. Je retiens de cette expérience une impression étonnante : au bout d’une à deux minutes, j’ai vraiment eu l’impression d’avoir affaire à un interlocuteur, et non à une simple machine.

Je vous recommande de faire le test !

Un mois avec un Archos 50 Diamond : bilan positif !

Archos 50 Diamond
Archos 50 Diamond

Voici un mois que j’ai reçu mon Archos 50 Diamond, un smartphone Android.

Pour moins de 200 euros TTC, la fiche technique proposait un écran 5 » full HD, 8 coeurs, 2 Go de RAM, un appareil photo de 16 MP, 16 Go d’espace disque, j’en passe et des meilleures.

Trop beau pour être vrai ?

J’ai sauté le pas et acquis ce téléphone au rapport qualité-prix imbattable. Un mois après, quel bilan en tirer ? Eh bien un bilan très positif !

Le téléphone est réactif, sobre (il tient 2 jours sans recharge), les photos sont à la hauteur.

Bref, je ne peux que conseiller cet appareil. Pourquoi dépenser 700 euros pour un téléphone à la pomme ou autre Samsung,  quand on peut avoir un téléphone performant et élégant pour moins de 200 euros ?

Les bons principes du socle commun de connaissances, de compétences et de culture

Le Ministère de l’Education Nationale fait un gros effort de communication et d’explication sur la réforme du collège et des programmes. Cela est fort utile et louable, dans un contexte où l’école est bien souvent instrumentalisée à des fins politiques. Diversions, contre-vérités et polémiques stériles obscurcissent trop fréquemment le débat.

A ce titre, l’infographie présentant le « socle commun de connaissances, de compétences et de culture » et les vidéos associées sont très bien faites.

Le socle commun de connaissances, de compétences et de cultures

La structuration des domaines et leur contenu sont bien pensés :

  • les langages pour penser et communiquer
  • les méthodes et outils pour apprendre
  • la formation de la personne et du citoyen
  • les systèmes naturels et les systèmes techniques
  • les représentations du monde et l’activité humaine

Concernant les langages, on se réjouira de l’introduction des langages informatiques. Dans les années qui viennent, la frontière entre l’homme et la machine va devenir de plus en plus floue, et il est bon de comprendre comment une machine fonctionne pour ne pas les confondre. Un homme et une machine sont différents. Cela paraît évident aujourd’hui. Mais cela le sera peut-être moins demain. Réjouissons-nous que le gouvernement actuel pose pour une fois les bases d’une bonne compréhension de l’altérité.

Juste une interrogation sur la place de l’apprentissage des langues régionales. Pour ma part, je pense que l’on ne saurait pas mettre sur le même plan la langue française, les langues des autres nations, et les langues régionales. Celles-ci font partie du patrimoine culturel de la France et devraient être, à mon sens, abordées en tant que telles, et non comme véhicules de communication ayant la même force que le français.

Une autre remarque sur « les représentations du monde et l’activité humaine ». Dans la vidéo de présentation, Michel Lussault met l’accent sur l’aspect culturel et artistique. C’est important, mais je m’interroge sur la conception sous-jacente de l’enseignement de l’Histoire. Celle-ci a une dimension politique éminente. Elle est agie par des rapports de force, des rivalités, des coopérations aussi. Il me paraît essentiel que cette dimension soit bien mise en évidence.

Enfin, le bloc qui me paraît le plus ardu à l’heure actuelle est celui sur « la formation de la personne et du citoyen ». Gare à l’angélisme en la matière ! Je doute que les valeurs de la République soient universellement acceptée dans toutes les familles. Dans mon entourage proche, des Français mettent leur appartenance à la France au second plan par rapport à leurs convictions religieuses, ne croient pas en la démocratie comme un mode d’organisation réellement efficace, et affichent ces convictions. Ne partons donc surtout pas du principe que les conceptions républicaines classiques sont des acquis pour tous.

 

La liberté d’expression n’est pas le droit à l’insulte

Après quelques jours de recul, il devient possible de dissiper la brume de l’incompréhension et d’analyser ce que révèlent les événements récents.

Arrêtons-nous sur l’expression « Je suis Charlie ». Elle pose une identité entre « Je » et « Charlie ». Les millions de personnes qui ont scandé ce mantra en ont-elles bien conscience ?

Car Charlie Hebdo n’a pas le monopole de la liberté d’expression. Pour défendre cette dernière, d’autres héros existent. A quand un tirage à 5 millions d’exemplaires des albums de Reporters sans frontière pour la liberté de la presse ?

Poser une identité entre « Je » et « Charlie » pose problème. Car ces dernières années, Charlie Hebdo s’est surtout illustré, il est vrai, par ses provocations à l’encontre des musulmans et de l’Islam (même si les chrétiens en ont pris pour leur grade aussi).

Pour ma part, je ne veux pas qu’il y ait d’identité entre moi et l’insulte à l’encontre des musulmans et de l’Islam. Je ne suis donc pas Charlie.

Le succès impressionnant du slogan « je suis Charlie » est révélateur de la crise que nous traversons. Puisse-t-il ne pas l’aggraver tant il me semble reposer sur une double erreur d’appréciation, de nature éthique et politique.

Thibaud Collin

Le problème va au-delà de la religion. C’est la question de l’insulte qui est en jeu. Une anecdote personnelle : en 1993, alors que j’étais en prépa HEC à Louis-le-Grand, un étudiant avait ramené dans la classe un exemplaire de Charlie Hebdo, au lendemain de la victoire de la droite aux législatives. Je me souviens encore du titre, qui m’avait profondément choqué : « le retour des vieilles merdes qui puent. »

De sensibilité de droite, j’y avais vu une insulte.

Depuis une semaine, on entend et on lit partout « Je suis Charlie », sans que l’on sache bien au juste ce que les gens mettent derrière ce mot. C’est une forme de schtroumphisation du mot « Charlie » : on l’utilise comme bouche-trou, en substitut d’un mot qui serait plus approprié.

« Mal nommer les choses, c’est ajouter au malheur du monde » disait Camus.

Ce que j’ai envie de défendre, pour ma part, ce n’est pas le droit à l’insulte. Ce n’est pas quelque chose de vague comme « charlieschtroumpf ». C’est bien plutôt :

  • la liberté d’expression
  • le respect de la vie humaine
  • la foi dans une divinité qui s’exprime avec plus de force dans une « brise légère » que dans le feu des kalachnikovs.

« Chacun a non seulement la liberté, le droit, mais aussi l’obligation de dire ce qu’il pense pour aider au bien commun. Il est légitime d’user de cette liberté mais sans offenser. Il y a tant de gens qui parlent mal des autres religions, les tournent en dérision, font un jouet de la religion des autres : ce sont des gens qui provoquent. »

Pape François

Les censures sont nombreuses en France.  Mon militantisme politique m’en a fait prendre conscience.  Certaines idées déplaisent à l’establishment, et n’ont pas droit de cité dans les médias. C’est là, pour ma part, que je veux placer mon combat pour la liberté d’expression.

Alors, moi aussi, je dis « Non ! » à l’amalgame. Non à l’amalgame entre liberté d’expression et insulte.

Prenons garde à ne pas défendre aveuglément l’insulte, de peur de perdre le droit à l’insolence. Sinon, on ne pourra bientôt plus rire de rien. C’est ce qu’illustre malheureusement le refus de l’affiche de Patrick Timsit par JC Decaux :

L'affiche refusée par JC Decaux
L’affiche refusée par JC Decaux

Et pourtant, cette affiche… Elle n’insultait personne.

Et maintenant, la surveillance

Manuel Valls, ce matin, sur BFMTV : « il y a un esprit du 11 janvier », faisant le parallèle implicite avec le 11 septembre.

Manuel Valls, toujours : « nous devons tout faire pour assurer notre sécurité ».

Dans le même registre, Valérie Pécresse :

Plus que jamais, nous devons défendre notre vie privée ! N’oublions pas la phrase de Benjamin Franklin :

« Un peuple prêt à sacrifier un peu de liberté pour un peu de sécurité ne mérite ni l’une ni l’autre, et finit par perdre les deux. »