Archives pour la catégorie Evénement

HarmonyOS : Huawei annonce son Big Bang

Qu’y avait-il avant le Big Bang ? Peut-être rien, peut-être un état prélude à la naissance du monde.

La mythologie chinoise apporte sa propre réponse : avant la création du monde, l’univers était un esprit chaotique, une vitalité primordiale appelée Hongmeng (鸿蒙).

Ce n’est sûrement pas un hasard si Huawei a choisi ce nom pour son tout nouveau système d’exploitation maison, Hongmeng OS, traduit en anglais par HarmonyOS. La marque entend bien inaugurer une nouvelle ère dans l’univers de l’électronique grand public.

Richard Yu, Huawei
Richard Yu, Huawei

C’est vendredi 9 août, lors d’une conférence de développeurs de Huawei Technologies à Dongguan, dans le Sud de la Chine, que Yu Chengdong (余承东), alias Richard Yu, CEO de la branche Consumer Business Group, a dévoilé Harmony OS.

Sa présentation a mis l’accent sur les trois principales caractéristiques du nouvel OS : l’universalité,  la sécurité et la compatibilité.

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Éteindre l’incendie en France

Claire Fontaine - "France burnt/unburnt"
Claire Fontaine – « France burnt/unburnt »

Il y a quarante-huit heures, comme tous les Français, j’ai ressenti une grande tristesse en apprenant l’incendie de Notre-Dame. Cette tristesse était mêlée de colère : la cathédrale partant en fumée était le symbole d’une France en train d’être détruite. C’était l’épisode de trop après le saccage de l’Arc de Triomphe, l’incendie à Saint-Sulpice, les destructions sur les Champs-Elysées, les immeubles qui ont explosé au cœur de Paris…

Ces calamités sont bien sûr de natures différentes et on pourra s’étonner que je les cite pêle-mêle. Mais elles composent pour moi comme un tableau d’ensemble de l’enfer que la France est en train de traverser. Indéniablement, notre pays est plongé dans les ténèbres : ténèbres de la crise sociale et économique, ténèbres de la perte des repères, ténèbres de la perte de mémoire, quand on ne sait plus qui l’on est ni d’où l’on vient.

Dans ce contexte, il nous faudrait des dirigeants d’exception, capables de mettre un terme à la déliquescence nationale et d’ouvrir une voie d’avenir.

A la place, qu’avons-nous ?

Le Président Macron a répondu à la sidération qui nous a tous frappés par une solution toute faite : reconstruire la cathédrale en cinq ans, là où son édification a pris des siècles. Non seulement cette reconstruction sera ultra rapide, mais en plus Macron nous a promis que Notre-Dame serait « plus belle encore ».

Les Français ne sont pas des petits enfants. Notre-Dame n’est pas leur jouet cassé que papa va remplacer bientôt par un jouet encore plus beau. Ce n’est pas de cette façon qu’il conviendrait de sécher les larmes des Français. J’aurais préféré que le Président nous laisse faire notre deuil avant d’annoncer un plan d’action mûrement réfléchi, plutôt que d’entendre des promesses en l’air prononcées alors que les cendres étaient encore chaudes.

Quant au Premier Ministre Edouard Philippe, il vient d’annoncer un concours international d’architecture pour «doter Notre-Dame d’une nouvelle flèche adaptée aux techniques et enjeux de notre époque».

C’est vrai que l’ancienne était totalement désuète. Il était grand temps que le progressisme la fasse entrer dans la modernité.

La flèche s’est écroulée. Edouard Philippe, Philippe Castaner, Emmanuel Macron demeurent.

Certes, il serait injuste de leur faire endosser la responsabilité de l’incendie de Notre-Dame. Mais à mes yeux, comme je l’écrivais en introduction, c’est à cause d’eux que la France se consume, et les flammes qui ont ravagé Notre-Dame sont associées de manière symbolique à l’oeuvre de destruction de la France qui est menée par nos gouvernants actuels : destruction de sa langue, à laquelle Macron préfère une novlangue inclusive truffée d’anglicismes ; destruction de son unité, victime de la mise en opposition systématique des « premiers de cordée » et de « ceux qui ne sont rien », mais aussi du multiculturalisme ; destruction de sa force industrielle, au travers de la privatisation d’Aéroports de Paris, de la Française des Jeux, demain de nos barrages hydroélectriques ; destruction de notre souveraineté nationale, au travers de la poursuite d’une chimérique souveraineté européenne ; destruction de notre état de droit au travers de mesures liberticides ; etc.

Cet incendie-là, malheureusement, est loin d’être éteint, et les pyromanes sont toujours aux commandes.

 

Comment assurer la sécurité et la santé du personnel des ONG ?

Smartwords a réalisé récemment pour Ambrelia une interview du docteur Philippe Biberson. A l’occasion d’un événement réalisé en commun par Ambrelia et son partenaire, International SOS, le docteur Biberson a partagé plusieurs bonnes pratiques sur la manière dont une ONG (ou tout autre association humanitaire) peut travailler pour garantir la santé et la sécurité de ses collaborateurs et bénévoles sur le terrain.

 

Exposition Hergé au Grand Palais

Je n’ai jamais été « tintinophile ». Quand j’étais enfant, ce sont plutôt les histoires de Disney qui m’ont fait rêver. Pourtant, j’ai eu beaucoup de plaisir à visiter l’exposition Hergé qui se tient au Grand Palais jusqu’au 15 janvier 2017.

 

Tintin et Milou - Supplément du journal Le Soir 1940On y découvre l’œuvre d’Hergé dans son contexte historique à travers des planches originales, publiées dans des journaux de l’époque. On y comprend aussi comment il travaillait, de la documentation au travail d’équipe à l’atelier Hergé, en passant par la créativité pure de l’artiste. Car c’est là l’autre mérite de l’expo : on y découvre qu’Hergé n’était pas seulement un dessinateur de bande dessinée, mais également un peintre accompli.

L’exposition est vraiment à découvrir : les petits et les grands y trouveront leur compte, notamment grâce à une mise en valeur des œuvres ludique permettant à chacun de prendre la pose de manière amusante.

Couvertures albums Tintin

Semaine mondiale de l’entrepreneuriat

A l’occasion de la semaine mondiale de l’entrepreneuriat du 16 au 22 novembre 2015, j’ai eu l’idée de me présenter en une image.

A propos de Jérôme Delacroix
A propos de Jérôme Delacroix

Mes activités d’entrepreneur ont en effet 4 dimensions :

  • les démarches et les technologies de la coopération, au travers de mon blog Coopératique
  • le marketing de contenu, au travers de ma société Smartwords
  • le travail nomade, puisque je pratique aussi bien le télétravail, que le travail chez mes clients ou en centres d’affaires (je n’ai pas encore essayé la planche de surf !)
  • et tout ceci sur deux thématiques de prédilection : le marketing et les systèmes d’information (IT)

Pour en savoir plus sur toutes ces dimensions, vous pouvez me suivre sur mes différents comptes Twitter : @jdelacr, @cooperatique et @smartwords.

Bonne semaine de l’entrepreneuriat à tous !

Mon interview chez Technicolor sur la datavisualisation

Le 26 mars dernier, à l’invitation de la technopole Rennes Atalante, j’ai eu le plaisir de présenter le concept et les usages de la datavisualisation. Cet exposé faisait suite à un ouvrage que j’ai écrit, dans le cadre de Smartwords, en 2013.

A l’issue de la présentation, j’ai pu répondre à 5 questions sur la datavisualisation. Mais de quoi parle t-on ? Découvrez-le ici en 2 minutes 13 !


Interview de Jérôme Delacroix, fondateur de… par Rennes_Atalante

La liberté d’expression n’est pas le droit à l’insulte

Après quelques jours de recul, il devient possible de dissiper la brume de l’incompréhension et d’analyser ce que révèlent les événements récents.

Arrêtons-nous sur l’expression « Je suis Charlie ». Elle pose une identité entre « Je » et « Charlie ». Les millions de personnes qui ont scandé ce mantra en ont-elles bien conscience ?

Car Charlie Hebdo n’a pas le monopole de la liberté d’expression. Pour défendre cette dernière, d’autres héros existent. A quand un tirage à 5 millions d’exemplaires des albums de Reporters sans frontière pour la liberté de la presse ?

Poser une identité entre « Je » et « Charlie » pose problème. Car ces dernières années, Charlie Hebdo s’est surtout illustré, il est vrai, par ses provocations à l’encontre des musulmans et de l’Islam (même si les chrétiens en ont pris pour leur grade aussi).

Pour ma part, je ne veux pas qu’il y ait d’identité entre moi et l’insulte à l’encontre des musulmans et de l’Islam. Je ne suis donc pas Charlie.

Le succès impressionnant du slogan « je suis Charlie » est révélateur de la crise que nous traversons. Puisse-t-il ne pas l’aggraver tant il me semble reposer sur une double erreur d’appréciation, de nature éthique et politique.

Thibaud Collin

Le problème va au-delà de la religion. C’est la question de l’insulte qui est en jeu. Une anecdote personnelle : en 1993, alors que j’étais en prépa HEC à Louis-le-Grand, un étudiant avait ramené dans la classe un exemplaire de Charlie Hebdo, au lendemain de la victoire de la droite aux législatives. Je me souviens encore du titre, qui m’avait profondément choqué : « le retour des vieilles merdes qui puent. »

De sensibilité de droite, j’y avais vu une insulte.

Depuis une semaine, on entend et on lit partout « Je suis Charlie », sans que l’on sache bien au juste ce que les gens mettent derrière ce mot. C’est une forme de schtroumphisation du mot « Charlie » : on l’utilise comme bouche-trou, en substitut d’un mot qui serait plus approprié.

« Mal nommer les choses, c’est ajouter au malheur du monde » disait Camus.

Ce que j’ai envie de défendre, pour ma part, ce n’est pas le droit à l’insulte. Ce n’est pas quelque chose de vague comme « charlieschtroumpf ». C’est bien plutôt :

  • la liberté d’expression
  • le respect de la vie humaine
  • la foi dans une divinité qui s’exprime avec plus de force dans une « brise légère » que dans le feu des kalachnikovs.

« Chacun a non seulement la liberté, le droit, mais aussi l’obligation de dire ce qu’il pense pour aider au bien commun. Il est légitime d’user de cette liberté mais sans offenser. Il y a tant de gens qui parlent mal des autres religions, les tournent en dérision, font un jouet de la religion des autres : ce sont des gens qui provoquent. »

Pape François

Les censures sont nombreuses en France.  Mon militantisme politique m’en a fait prendre conscience.  Certaines idées déplaisent à l’establishment, et n’ont pas droit de cité dans les médias. C’est là, pour ma part, que je veux placer mon combat pour la liberté d’expression.

Alors, moi aussi, je dis « Non ! » à l’amalgame. Non à l’amalgame entre liberté d’expression et insulte.

Prenons garde à ne pas défendre aveuglément l’insulte, de peur de perdre le droit à l’insolence. Sinon, on ne pourra bientôt plus rire de rien. C’est ce qu’illustre malheureusement le refus de l’affiche de Patrick Timsit par JC Decaux :

L'affiche refusée par JC Decaux
L’affiche refusée par JC Decaux

Et pourtant, cette affiche… Elle n’insultait personne.