Archives pour la catégorie informatique

Thunderbird : comment exporter un événement Lightning ?

Thunderbird ne permet pas d’exporter individuellement un événement enregistré dans Lightning.  Il est seulement possible d’exporter tout l’agenda.

Comment dès lors exporter un événement au format .ics, par exemple pour l’importer dans Google Agenda ?

J’ai trouvé une astuce. Il suffit d’installer l’extension ICS Inspector qui permet de visualiser le code d’un événement.

Après avoir installé l’extension, rendez vous dans votre agenda Lightning et faites un clic droit sur l’événement qui vous intéresse. Sélectionner « Inspect ICS ». Une fenêtre s’ouvre alors avec le code ics de l’événement. Sélectionnez tout, copier-collez le texte dans un fichier et enregistrez le avec l’extension .ics.

Le tour est joué ! Vous disposez maintenant du fichier .ics de l’événement que vous pouvez importer dans un autre gestionnaire d’agenda.

 

La folie Weixin (Wechat) à Pékin

Weixin / Wechat

Voici une petite semaine que je suis arrivé à Pékin pour une mission exploratoire sur l’Internet en Chine. Pour mon client, l’OP3FT, je rencontre une série de parties prenantes de l’Internet dans ce pays (ICANN Chine, W3C Chine, Internet Society of China, CONAC, etc.). J’en profite pour passer du temps avec des amis ainsi qu’avec ma belle-famille. Et dans ces moments plus informels, je constate un phénomène majeur : la folie Weixin qui s’est emparée des Chinois, si j’en juge par ce qui se passe à Pékin, en tout cas.

Weixin (Wechat dans son appellation occidentale) est une application de partage / messagerie instantanée / microblogging, lancée par la société Tencent. Tencent n’en est pas à son coup d’essai sur le secteur, puisqu’elle est à l’origine de la messagerie instantanée QQ, utilisée depuis des années par les Chinois.

Weixin permet de partager des photographies, des messages incluant des émoticônes (le modèle économique du service repose en partie sur la vente de ces derniers), des messages vocaux, avec ses amis. Il n’est pas utile d’ajouter explicitement ses amis pour commencer à partager avec eux. L’application se base sur le numéro de téléphone de l’usager, et dès lors qu’un contact du carnet d’adresses a installé Weixin, il devient automatiquement un contact sur Weixin.

Ainsi, Tencent a parfaitement compris que c’était sur le mobile qu’il fallait lancer les nouveaux services de média sociaux, désormais. C’est particulièrement vrai en Chine où le téléphone est déjà, de loin, le premier appareil pour l’accès à Internet.

C’est incroyable de voir les jeunes de la générations 20-25 ans s’échanger leurs numéros de portable pour échanger sur Weixin. Mais ce qui est encore plus fort, c’est que le phénomène s’étend déjà aux parents, initiés par leurs enfants. J’ai ainsi une amie, professeur d’université, qui est devenue une utilisatrice assidue, alors qu’elle n’est pas du tout une geek. Elle apprécie en particulier la possibilité de créer des groupes privés pour échanger sur un périmètre plus restreint.

Comparaison n’est pas raison, mais j’ai l’impression que l’on retrouve en Chine l’engouement que l’on a connu vers 2007-2009 avec Facebook, en Occident. Cette mode de socialisation est tellement nouvelle, fun, que les gens sont accros. Mais je détecte déjà les prémices de ce que l’on connaît aujourd’hui sur Facebook : la lassitude ! Mon amie professeur me confiait ainsi que Weixin était potentiellement très chronophage. Ce n’est qu’un détail dans son discours pour l’instant, mais la graine de l’ennui me paraît déjà présente, ne demandant qu’à germer, une fois l’effet de nouveauté passé.

Ce qui me paraît aussi intéressant, c’est l’accélération de la diffusion depuis les publics jeunes vers les aînés. Il me semble (mais c’est subjectif) que cela a pris quelques années avant que les 50-60 ans s’inscrivent sur Facebook. Ce n’est pas d’ailleurs étranger au fait que les ados délaissent de plus en plus ce site, aujourd’hui. (Est-ce cool d’être friend avec ses parents sur le net ? Les ados cherchent plutôt à s’affranchir de la tutelle parentale !). La chose amusante, c’est que les ados migrent justement vers des solutions de type Weixin / Wechat : Line, Viber, Snapchat, etc. Or les parents sont déjà sur Weixin !

La diffusion ultra rapide de Weixin sera t-elle suivie d’une désaffection tout aussi rapide ? Weixin/Wechat : nouvelle star du Web social ou étoile filante ?

 

Google, Facebook, Twitter : sale temps pour la vie privée

Spécifications fonctionnelles : un outil pour faire de belles maquettes

Dans un précédent article, je me disais que PowerPoint était finalement un outil pas mal pour faire des maquettes lorsque l’on rédige des spécifications fonctionnelles. C’était avant de découvrir Balsamiq. Cet outil développé sous Adobe Air permet de dessiner très rapidement des interfaces de sites Web donnant l’impression d’être faites à la main.

Balsamiq

L’intérêt me direz-vous ?

Eh bien, on peut placer très rapidement des listes déroulantes, des cases à cocher, des zones de saisie, des boutons radio, etc., etc. Il y a toute une palette d’outils disponibles. Et le rendu « comme à la main » permet de faire comprendre au client qu’il s’agit bien de maquettes…et que l’application n’a pas encore été développée !

On peut tester en ligne. Sinon, c’est assez bon marché (79 USD).

Pourquoi je repasse sur Thunderbird

Lorsque j’étais sur PC, j’ai eu une expérience malheureuse avec Thunderbird. Un jour, tous mes messages sont passés à la trappe. Heureusement, j’utilisais une extension, Mozilla Backup, qui a limité la casse. Mais cette expérience m’a refroidi. Depuis que j’étais sur Mac (3 ans déjà, merci Jean-François), j’utilisais le client Mail, natif. C’est vrai qu’il a des avantages : son intégration avec le Carnet d’adresses par exemple. Elle permet, entre autres, de voir la trombine de son contact, si on a enregistré sa photo dans son carnet d’adresses. Détail, me direz-vous, mais qui ajoute une touche humaine à la correspondance. En revanche, il y a des fonctions de Mail auxquelles je ne me suis jamais vraiment habitué. C’est le cas de l’affichage direct des pdf d’une page dans le corps du mail, et non en pièce jointe. Et puis, de nombreuses fois, mes correspondants sous PC ont reçu des courriels de ma part pleins de caractères chinois, alors que je les avais pourtant rédigés à 100% dans la langue de Molière. Et puis surtout, il manque à Mail.app une fonction simple mais clé pour moi : la possibilité de mettre des couleurs aux messages. Avec mon client, j’utilise un autre logiciel de messagerie, FirstClass, dans lequel j’ai pris l’habitude de colorer les messages : mauve pour un courriel reçu que je considère comme traité, orange pour un courriel envoyé dont je considère qu’il est traité également, noir pour les autres messages. Ainsi, j’identifie d’un seul coup d’oeil les tâches incomplètes. Or, dans Mail.app, impossible de colorer les messages.

Rien que pour cette raison, je me suis finalement résolu à repasser sous Thunderbird, qui offre, lui, cette fonctionnalité. J’en ai profité pour ajouter l’extension Tag the bird, qui permet d’ajouter des mots clés (tags) à ses courriels : bien pratique pour la recherche.