Category Archive: Le temps

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Google, Facebook, Twitter : sale temps pour la vie privée

« Google a annoncé que ses règles de confidentialité allaient être modifiées pour regrouper toutes les informations laissées par chaque utilisateur sur les différents services offerts par le géant américain. »

« Dans les prochaines semaines, tous les utilisateurs seront contraints de passer au profil remanié… Vous n’aimez pas la Timeline? Tant pis pour vous. Mardi, Facebook a annoncé qu’ ‘au cours des prochaines semaines, tout le monde passera’ à la nouvelle version des profils »

« Dans un post sur son blog officiel, Twitter a annoncé qu’il allait mettre en place un système de censure des tweets. »

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Des solutions techniques aux questions humaines ?

Le technophile que je suis est toujours frappé de constater la tentation qu’il y a de chercher des solutions techniques aux questions humaines.

Trop de temps d’attente dans les centres d’appels ? Qu’à cela ne tienne, développons les SVI, Serveurs Vocaux Interactifs, robots butés qui vous demandent de composer des combinaisons de touches avant de vous délivrer des informations au compte-gouttes.

Trop de grèves dans le métro ? Automatisons les lignes, comme la RATP est en train de le faire sur la ligne 1 à Paris.

Difficultés à rencontrer l’âme soeur ? Inventons la DAO, Drague Assistée par Ordinateur, dans les salons de chat et autres sites de rencontre.

C’est plus long et difficile d’apporter des réponses humaines aux questions humaines. On pourrait imaginer :

  • de réinventer une relation client avec des gens au bout du fil ou (soyons fous) des vendeurs dans des boutiques
  • de mettre l’accent sur un dialogue social responsable, tant du côté des Directions que des syndicats
  • de réinventer les relations hommes – femmes, forts de la double expérience de la tradition et de la libération des moeurs
  • Qu’en pensez-vous ? Trop low-tech ?

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    Y a t-il un progrès en amour ?

    Le paradoxe amoureuxDans son dernier essai, Le paradoxe amoureux, Pascal Bruckner dresse un panorama des péripéties de l’amour, dans le quotidien de nos vies et dans l’Histoire. L’une des thèses qui traverse le livre est qu’ « il n’y a pas de progrès en amour ». Mais est-ce si sûr ? Tout progrès est-il réellement hors de portée en amour, que ce soit dans notre vie quotidienne ou dans l’Histoire ?

    L’amour des années 1970 à nous jours : révolution ou statu quo ?

    L’auteur commence par évoquer ses souvenirs des années 1970, marquées par la libération des mœurs et le thème de l’ « amour libre ». Il s’agissait de faire sauter en éclat les anciens carcans, hérités d’une conception à la fois matrimoniale et patrimoniale de l’amour. Dans cette conception, le lieu de l’amour devait être le couple marié, même si cette position de principe était davantage animée par un souci de préservation d’intérêts financiers que par la flamme unissant deux êtres.

    L’amour libre devait débarrasser l’humanité de cette hypocrisie, en remettant au cœur des relations le sentiment et le corps.

    Quelques années plus tard, pourtant, on a retrouvé nombre des hérauts de cette nouvelle vision confortablement installés dans le mariage, se retournant à peine avec nostalgie sur leur jeunesse réformatrice.

    Le couple, l’institution du mariage, l’importance de la fidélité, l’attachement à la famille n’ont pas été emportés par le tourbillon de l’Histoire. On les retrouve, plus vivaces que jamais, en ce début de vingt-et-unième siècle.

    Est-ce à dire que tout est redevenu comme avant ? Loin s’en faut. La vie commune avant le mariage, le divorce, les naissances hors mariage, l’union libre, le PACS, se sont durablement ancrés dans les pratiques et dans les mœurs.

    Si le couple, le mariage, la fidélité et la famille sont toujours aussi importants, le contenu de ces mots a changé. C’est le sentiment d’amour qui, seul, aujourd’hui, les justifie et leur donne de la valeur.

    C’est ainsi que notre génération assemble de manière inédite des briques issues de la tradition et de nouvelles expressions sociales de l’amour, dans une recherche d’authenticité. Le couple, la famille, sont acceptés et même recherchés à condition d’être suffisamment souples pour s’adapter au temps qui passe, se réinventer, nourrir la vie au lieu de la figer.

    Les relations amoureuses d’aujourd’hui ne sont pas de longs fleuves tranquilles. Elles sont faites d’attachement, de tendresse, de sexualité, de fidélité, d’infidélité, de ruptures temporaires ou définitives, de conflits.

    La révolution des mœurs des années 1970 n’a pas tout bouleversé ; elle n’a pas non plus été un échec. Elle a ajouté une couche de complexité supplémentaire. Elle a libéré l’amour de ces anciennes entraves tout en mettant en lumière de nouveaux problèmes. « La liberté n’allège pas, elle alourdit », écrit Pascal Bruckner.

    Peut-on dire pour autant qu’il n’y a pas eu de progrès en amour ? Accordons-nous pour dire que le progrès est une amélioration, un changement en bien. Dire qu’il n’y a pas eu de progrès n’est vrai que si l’on assimile le bien au bien-être. Il n’est pas sûr que l’amour d’aujourd’hui soit plus heureux que celui de 1960. Mais il a assurément conquis des degrés de liberté, et c’est là un réel progrès.
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    Jeux d’enfants : l’arme secrète

    Lors d’une promenade au parc avec mon fils, j’ai discuté avec un groupe d’enfants qui jouait là, avec un ballon. Je les ai questionné sur leur jeu, me demandant s’il s’agissait d’une nouvelle version de la balle au prisonnier. Comme j’ai quitté l’enfance depuis un moment déjà, et que d’un autre côté mon bébé sera bientôt un petit garçon qui jouera avec les autres, je suis curieux de savoir à quoi jouent les enfants d’aujourd’hui.

    Une petite fille de 7 ans, à vue de nez, a pris la parole, c’était manifestement le chef du groupe.

    « Nous jouons à l’arme secrète
    - En quoi consiste ce jeu ?
    - Il consiste à regarder les gens dans le parc et à essayer de deviner leur problème. Vous connaissez Secret Story ?
    - Oui.
    - Ben c’est la même chose. Tenez le Monsieur, là-bas, assis sur un banc. Il boude. Ben peut-être que son problème, c’est qu’il n’a pas d’enfant.
    - C’est intéressant, mais pour savoir qui a gagné, comment pouvez-vous être sûr d’avoir trouvé le véritable problème des gens ?
    - Ben, grâce à l’imagination, voyons. Nous avons quelque chose de vivant, là-haut dans le cerveau, il faut s’en servir. »

    Cette conversation m’a montré plusieurs choses. La télévision a un impact sur les jeux des enfants, ce n’est pas nouveau, mais Secret Story est-elle une émission à regarder par de petits enfants ? J’ai été étonné aussi de voir que ces enfants, en voyant des individus assis dans un parc, pouvaient avoir l’intuition que chacun a une histoire, même s’il n’en laisse rien paraître. Et ces « larmes secrètes » de chacun les intéresse.

    Mais au final, au-delà des armes et des larmes, le dernier mot revient à ce que nous avons là-haut, et dont nous devons apprendre à nous servir : l’imagination.

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    Un cas où PowerPoint fait vraiment gagner du temps…eh oui !

    J’ai fait ce matin l’expérience de reprendre ma trousse d’écolier pour créer la maquette d’une page d’accueil de site Internet. Nous avons un graphiste qui peut mettre en forme proprement et joliment à partir d’un simple brouillon. L’idée lancée était de faire un brouillon rapide avec une feuille de papier et un crayon, de le scanner et de l’envoyer à notre graphiste qui fera des merveilles. C’est d’ailleurs plus ou moins la façon de procéder de cabinets de conseil prestigieux.

    Je me suis vite aperçu de toutes les lenteurs et limites de l’approche papier-crayon. D’abord, j’écris lentement et mal, surtout depuis que j’utilise quotidiennement le clavier. Ensuite, la gomme ne permet pas d’effacer proprement et de reprendre plusieurs fois sans laisser des traces. C’est la croix et la bannière pour mettre des textes en couleurs : il faut autant de crayons que de couleurs souhaitées. J’ai même testé le copier coller manuel, avec de bons vieux ciseaux et un tube d’ Uhu Stick.

    Bilan des courses : énorme perte de temps. Etant efficace sous PowerPoint, je vais reprendre ce logiciel pour faire mon brouillon, que j’enverrai au graphiste.

    J’en tire la conclusion que, dans mon cas, l’approche papier-crayon n’est plus adaptée. Elle peut convenir à d’autres qui sont moins à l’aise avec PowerPoint. Elle garde quand même l’avantage de faire sortir la tête de l’écran.

    A moins que je n’investisse dans une tablette graphique ? Il est peut-être là, le meilleur des deux mondes !

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    Un drôle de mouvement : Freeze !

    Eloge de la lenteurVous avez sûrement vu les images de la gare Grand Central à New-York ou des centaines de participants se sont immobilisés, à l’initiative du groupe de happenings Improv Everywhere. Des phénomènes similaires ont eu lieu ailleurs, notamment à Berlin. Une « freeze party » est en cours d’organisation également en France.

    Pour ma part, j’ai beaucoup aimé les images de Grand Central. Selon moi, il s’agissait d’une expression artistique pure, qui n’était pas sans rappeler un épisode de la Quatrième Dimension.

    Mais maintenant que ces manifestations se multiplient, je suis perplexe. Elles prennent un tour protestataire contre la rapidité du monde. Le problème, c’est que l’immobilisme n’est pas non plus une solution. Pourquoi ne pas organiser une manifestation dans laquelle tout le monde se déplacerait à vitesse ultra-lente ?

    C’est vrai que c’est important de se poser de temps en temps pour réfléchir. Mais la pensée a besoin du mouvement, fût-il lent. Je peux comprendre qu’on fasse l’éloge de la lenteur, mais pas celui de l’immobilité.



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