Archives pour la catégorie Politique

Du socialisme au sociétisme

Lu dans le Point daté du 30 janvier 2014, cette prise de recul du psychanalyste Michel Schneider :

« Dernière lubie d’un socialisme devenu sociétisme par sa volonté de révolutionnner les rapports de vie privée faute de réformer la chose publique, la suppression dans les Codes de l’expression bon père de famille« . Pensez ! une triple horreur, le bon qui ne serait pas le monopole des femmes, les pères, ces antiques despotes, et la famille, un archaïsme qu’il faut déconstruire. »

Ou quand un pouvoir politique est impuissant à gouverner, il entend régenter le domicile.

Le Pen au pouvoir : la menace d’un régime autoritaire (totalitaire ?)

Marine Le Pen
Marine Le Pen – Creative Commons : Marie-Lan Nguyen

Marine Le Pen a déclaré aux Universités d’été du Front National : « je retirerai au Parlement son pouvoir constituant, qui sera désormais l’apanage exclusif du peuple. »

Dans le même temps, Le Monde rappelle qu’une révision des institutions par le Front National mettrait le référendum au centre de tout.

Par quelle voie le « peuple » s’exprimerait-il pour réformer la Constitution ? Probablement par référendum, sur des propositions du Président (de la Présidente).

Et si Madame Le Pen proposait au peuple, au vu de circonstances présentées comme dramatiques, de suspendre la constitution ? Sans aller jusque là, que se passerait-il si, à coup de référendums, elle rognait progressivement les autres prérogatives du parlement, jusqu’à le priver de tout pouvoir réel ? L’article 16 de la Vème République, si souvent critiqué, semblerait de la gnognotte à côté d’un tel virage autoritaire.

Le plaidoyer de Max Gallo pour la renaissance de la nation

Max Gallo
Max Gallo

A lire dans le Figaro du jour (édition abonnés), la tribune de Max Gallo appelant de ses voeux une « renaissance de la nation ».

Morceau choisi :

« Certes nous affirmons encore que notre politique est inspirée des droits de l’homme et respectueuse de la Charte des Nations Unies, mais avons-nous les moyens de faire vivre notre civilisation ? Le voulons-nous, alors que nous nous soucions si peu du destin de notre langue, alors que nous sommes submergés par les puissances qui contrôlent les réseaux de communication et que chacun d’entre nous est suivi à la trace sur Internet ? Ainsi imposent-elles leurs civilisations. »

Contre le déclin, on n’a pas tout essayé !

Reprendre - Ni sang ni detteLe présent billet est une reprise de mon commentaire publié sur Amazon.fr à propos du récent ouvrage de Jean-Michel Truong, Reprendre – Ni sang ni dette
(Le No Man’s Land, mai 2013).

Dekoismelltill ? Un auteur de romans a t-il le droit d’écrire un essai économique ? A t-on le droit de penser et de partager ses propositions en dehors des « milieux autorisés » si bien moqués par Coluche ? Jean-Michel Truong apporte une réponse décapante à ces questions. Son essai est d’abord celui d’un amoureux de la France, qui a mal quand il la voit décliner. Et ce déclin, malheureusement, il le perçoit avec une grande acuité dans ses échanges avec ses partenaires internationaux, lui qui a vécu une vingtaine d’années en Chine. Mais il ne se résout pas au défaitisme et, fort de la puissance d’imagination du romancier, il ose proposer une idée originale pour sortir de la crise : remplacer l’ensemble des aides aux entreprises par un système de dot attribuée à chaque citoyen et associé à un système de droit de tirage sous forme de crédits pour les entreprises.
Cette idée originale est étayée par une argumentation solide et une documentation qui ne l’est pas moins. Les notes de bas de page sont une mine d’informations : des statistiques, mais aussi des références à d’autres oeuvres et des citations viennent conforter le raisonnement (on remarquera par exemple la citation sidérante tirée de La Guerre hors limites de Qiao Liang et Wang Xiangsui, au chapitre 7). Le tout est rédigé avec un style enlevé, à la fois simple, drôle, littéraire sans être pédant, et varié.
Bref, une livre réjouissant et stimulant, que nos politiques auraient grand profit à lire !

Balayer devant sa porte

Alors que la France n’entrevoit pas de solution à la grave crise économique qu’il traverse, le parti majoritaire choisit de sonner la charge contre l’Allemagne.

Mais avant de chercher des poux à notre premier partenaire économique, il vaudrait mieux s’interroger sur les raisons du déclin français.

Certes, il est plus facile de critiquer son voisin que de chercher à s’amender soi-même. Mais les Français ne sont pas dupes : à peine 1 sur 10 estime que la politique économique actuelle est de nature à résoudre nos problèmes.

Alors, à quand un vrai changement ?