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	<title>Jérôme Delacroix</title>
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	<pubDate>Sun, 28 Feb 2010 16:54:43 +0000</pubDate>
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		<title>La plaisanterie : le sentiment de la vie volée</title>
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		<pubDate>Sun, 28 Feb 2010 16:54:43 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Jérôme Delacroix</dc:creator>
		
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Ludvik était promis à un bel avenir universitaire et politique. Son implication dans sa section du Parti Communiste tchèque était forte, il était intégré. Un [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>J&#8217;ai terminé il y a quelque temps la <em>Plaisanterie </em> de Kundera. Parmi tous les angles de lecture du livre, il y en a un qui a particulièrement retenu mon attention.</p>
<p>Ludvik était promis à un bel avenir universitaire et politique. Son implication dans sa section du Parti Communiste tchèque était forte, il était intégré. Un jour, tout a dérapé, à cause d&#8217;une blague qu&#8217;il a écrite sur une carte postale à propos des sessions de motivation à laquelle participait sa petite amie de l&#8217;époque. La blague était écrite en ces termes : &#8220;l&#8217;optimisme est l&#8217;opium du peuple ! Une atmosphère pleine de santé pue la stupidité ! Vive Trotsky !&#8221;</p>
<p>Selon Ludvik, il s&#8217;agissait juste d&#8217;une plaisanterie destinée à taquiner son amie Marketa qui prenait tout au premier degré. Malheureusement, ce défaut n&#8217;était pas propre à Marketa. La carte postale est tombée entre les mains des autorités communistes. Convoqué, Ludvik n&#8217;a pas réussi à convaincre ses accusateurs qu&#8217;il s&#8217;agissait seulement d&#8217;une plaisanterie. Il a été exclu de l&#8217;université, du Parti et condamné aux travaux forcés dans les rangs de l&#8217;armée, parmi les parias.</p>
<p>Ludvik s&#8217;est senti floué, dépossédé de sa vie, mis à l&#8217;écart du chemin tout tracé pour lui. Quand l&#8217;occasion s&#8217;est présentée, il a tenté de se venger de l&#8217;instigateur de sa disgrâce, Zemanek, sans grand succès. Il a raté sa vengeance comme il a eu le sentiment de rater sa vie.</p>
<p>Mis à l&#8217;écart de ses proches pour ce qu&#8217;il considérait être une bêtise insignifiante, il a vécu un véritable drame. Il a été excommunié des siens, condamné à un travail dur parmi des personnes qu&#8217;il avait tout a priori pour exécrer.</p>
<p>Il a ruminé une amertume pendant toute son existence et nourri une méfiance fondamentale à l&#8217;encontre des autres et de lui-même.</p>
<p>Aurait-il pu agir autrement ? Que se serait-il passé s&#8217;il avait regardé ce tournant dans sa vie non pas comme une rupture injuste et irrémédiable, un coup du sort, mais comme un élément constitutif de sa destinée ?</p>
<p>Quelle aurait été sa vie si Ludvik avait accepté sa situation, l&#8217;avait intégré, avait considéré cette amputation même d&#8217;une part de son existence comme une part de cette existence, sur laquelle construire ? S&#8217;il avait oublié qu&#8217;une vie tracée lui avait été prise, pour imaginer qu&#8217;il avait à tracer sa propre route à partir d&#8217;un nouveau point de départ ?</p>
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		<title>Des solutions techniques aux questions humaines ?</title>
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		<pubDate>Fri, 26 Feb 2010 22:28:56 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Jérôme Delacroix</dc:creator>
		
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		<category><![CDATA[réflexion]]></category>

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		<description><![CDATA[Le technophile que je suis est toujours frappé de constater la tentation qu&#8217;il y a de chercher des solutions techniques aux questions humaines. 
Trop de temps d&#8217;attente dans les centres d&#8217;appels ? Qu&#8217;à cela ne tienne, développons les SVI, Serveurs Vocaux Interactifs, robots butés qui vous demandent de composer des combinaisons de touches avant de [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Le technophile que je suis est toujours frappé de constater la tentation qu&#8217;il y a de chercher des solutions techniques aux questions humaines. </p>
<p>Trop de temps d&#8217;attente dans les centres d&#8217;appels ? Qu&#8217;à cela ne tienne, développons les SVI, Serveurs Vocaux Interactifs, robots butés qui vous demandent de composer des combinaisons de touches avant de vous délivrer des informations au compte-gouttes. </p>
<p>Trop de grèves dans le métro ? Automatisons les lignes, comme la RATP est en train de le faire sur la ligne 1 à Paris.</p>
<p>Difficultés à rencontrer l&#8217;âme soeur ? Inventons la DAO, Drague Assistée par Ordinateur, dans les salons de <em>chat</em> et autres sites de rencontre.</p>
<p>C&#8217;est plus long et difficile d&#8217;apporter des réponses humaines aux questions humaines. On pourrait imaginer :</p>
<li>de réinventer une relation client avec des gens au bout du fil ou (soyons fous) des vendeurs dans des boutiques</li>
<li>de mettre l&#8217;accent sur un dialogue social responsable, tant du côté des Directions que des syndicats</li>
<li>de réinventer les relations hommes - femmes, forts de la double expérience de la tradition et de la libération des moeurs</li>
<p>Qu&#8217;en pensez-vous ? Trop low-tech ?</p>
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		<title>La conquête de l&#8217;espace, victime de la crise ?</title>
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		<pubDate>Sun, 31 Jan 2010 10:59:41 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Jérôme Delacroix</dc:creator>
		
		<category><![CDATA[science]]></category>

		<category><![CDATA[espace]]></category>

		<category><![CDATA[lune]]></category>

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		<category><![CDATA[Robert Zubrin]]></category>

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		<description><![CDATA[D&#8217;après le New-York times, le président Obama a décidé de passer au peigne fin les dépenses prévues pour les programmes spatiaux américains. On peut citer notamment le projet Constellation, qui a en ligne de mire le retour de l&#8217;Amérique sur la Lune à l&#8217;horizon 2020. Une belle bataille semble s&#8217;annoncer puisque le Congrès, lors de [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>D&#8217;après le <a href="http://www.nytimes.com/2010/01/27/science/space/27nasa.html" target="_blank">New-York times</a>, le président Obama a décidé de passer au peigne fin les dépenses prévues pour les programmes spatiaux américains. On peut citer notamment le projet Constellation, qui a en ligne de mire le retour de l&#8217;Amérique sur la Lune à l&#8217;horizon 2020. Une belle bataille semble s&#8217;annoncer puisque le Congrès, lors de l&#8217;adoption du budget 2010, a fait passer une clause selon laquelle aucune somme ne pourrait être consacrée à l&#8217;annulation ou à la modification de Constellation sans son accord.</p>
<p>Alors, l&#8217;Amérique retournera t-elle ou non sur la Lune ? <a href="http://www.futura-sciences.com/fr/news/t/astronautique/d/la-chine-devrait-lancer-fin-2010-un-laboratoire-scientifique_22337/" target="_blank">La Chine, elle, ne cache pas ses ambitions en la matière</a>, avec un objectif fixé à 2020-2030.</p>
<p>L&#8217;éternel débat sur l&#8217;utilité de la conquête spatiale est relancé : doit-on dépenser des sommes folles pour l&#8217;espace alors qu&#8217;il y a tant à faire sur la Terre ?</p>
<p>Paradoxalement, ces hésitations concernant le retour sur la Lune pourrait servir les thèses de ceux qui soutiennent qu&#8217;il faut lancer dès maintenant un programme de conquête de Mars, sans passer par la case lunaire. C&#8217;est notamment le cas de <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Robert_Zubrin" target="_blank">Robert Zubrin</a>, tenant d&#8217;un projet appelé <a href="http://www.veoh.com/browse/videos/category/webseries_documentary/watch/v16140588GdENckkB" target="_blank">Mars Direct</a>, dans lequel une mission humaine pourrait partir, à moindre coût, vers la planète rouge, directement depuis la Terre.</p>
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		<title>Y a t-il un progrès en amour ?</title>
		<link>http://jeromedelacroix.com/y-a-t-il-un-progres-en-amour/</link>
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		<pubDate>Sun, 24 Jan 2010 15:47:38 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Jérôme Delacroix</dc:creator>
		
		<category><![CDATA[Le temps]]></category>

		<category><![CDATA[livre]]></category>

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		<description><![CDATA[Dans son dernier essai, Le paradoxe amoureux, Pascal Bruckner dresse un panorama des péripéties de l’amour, dans le quotidien de nos vies et dans l’Histoire. L’une des thèses qui traverse le livre est qu’ « il n’y a pas de progrès en amour ». Mais est-ce si sûr ? Tout progrès est-il réellement hors de [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Dans son dernier essai, <a href="http://www.amazon.fr/gp/product/2246736315?ie=UTF8&#038;tag=derrierechezm-21&#038;linkCode=as2&#038;camp=1642&#038;creative=6746&#038;creativeASIN=2246736315" target="_blank"><em>Le paradoxe amoureux</em></a>, Pascal Bruckner dresse un panorama des péripéties de l’amour, dans le quotidien de nos vies et dans l’Histoire. L’une des thèses qui traverse le livre est qu’ « il n’y a pas de progrès en amour ». Mais est-ce si sûr ? Tout progrès est-il réellement hors de portée en amour, que ce soit dans notre vie quotidienne ou dans l’Histoire ? </p>
<p><strong>L’amour des années 1970 à nous jours : révolution ou statu quo ?</strong></p>
<p>L’auteur commence par évoquer ses souvenirs des années 1970, marquées par la libération des mœurs et le thème de l’ « amour libre ». Il s’agissait de faire sauter en éclat les anciens carcans, hérités d’une conception à la fois matrimoniale et patrimoniale de l’amour. Dans cette conception, le lieu de l’amour devait être le couple marié, même si cette position de principe était davantage animée par un souci de préservation d’intérêts financiers que par la flamme unissant deux êtres.</p>
<p>L’amour libre devait débarrasser l’humanité de cette hypocrisie, en remettant au cœur des relations le sentiment et le corps. </p>
<p>Quelques années plus tard, pourtant, on a retrouvé nombre des hérauts de cette nouvelle vision confortablement installés dans le mariage, se retournant à peine avec nostalgie sur leur jeunesse réformatrice.</p>
<p>Le couple, l’institution du mariage, l’importance de la fidélité, l’attachement à la famille n’ont pas été emportés par le tourbillon de l’Histoire. On les retrouve, plus vivaces que jamais, en ce début de vingt-et-unième siècle. </p>
<p>Est-ce à dire que tout est redevenu comme avant ? Loin s’en faut. La vie commune avant le mariage, le divorce, les naissances hors mariage, l’union libre, le PACS, se sont durablement ancrés dans les pratiques et dans les mœurs. </p>
<p>Si le couple, le mariage, la fidélité et la famille sont toujours aussi importants, le contenu de ces mots a changé. C’est le sentiment d’amour qui, seul, aujourd’hui, les justifie et leur donne de la valeur.</p>
<p>C’est ainsi que notre génération assemble de manière inédite des briques issues de la tradition et de nouvelles expressions sociales de l’amour, dans une recherche d’authenticité. Le couple, la famille, sont acceptés et même recherchés à condition d’être suffisamment souples pour s’adapter au temps qui passe, se réinventer, nourrir la vie au lieu de la figer.</p>
<p>Les relations amoureuses d’aujourd’hui ne sont pas de longs fleuves tranquilles. Elles sont faites d’attachement, de tendresse, de sexualité, de fidélité, d’infidélité, de ruptures temporaires ou définitives, de conflits.</p>
<p>La révolution des mœurs des années 1970 n’a pas tout bouleversé ; elle n’a pas non plus été un échec. Elle a ajouté une couche de complexité supplémentaire. Elle a libéré l’amour de ces anciennes entraves tout en mettant en lumière de nouveaux problèmes. « La liberté n’allège pas, elle alourdit », écrit Pascal Bruckner. </p>
<p>Peut-on dire pour autant qu’il n’y a pas eu de progrès en amour ? Accordons-nous pour dire que le progrès est une amélioration, un changement en bien. Dire qu’il n’y a pas eu de progrès n’est vrai que si l’on assimile le bien au bien-être. Il n’est pas sûr que l’amour d’aujourd’hui soit plus heureux que celui de 1960. Mais il a assurément conquis des degrés de liberté, et c’est là un réel progrès.<br />
<span id="more-299"></span><br />
<strong>Dans ma vie personnelle, n’y a t-il pas de progrès en amour ?</strong></p>
<p>Lorsqu’on a eu plusieurs expériences amoureuses dans sa vie, on a envie de savoir si l’on aime mieux qu’avant. Dans le domaine amoureux, apprend-on de ses erreurs, de ses réussites ? </p>
<p>Mais à l’aune de quoi juger ces dernières ? L’amour n’est pas une discipline académique ou sportive. Il n’existe pas d’étalon permettant de mettre en rapports différentes expériences pour les évaluer de manière comparative. L’amour échappe à l’impératif de performance.</p>
<p>Il est vrai que nous sommes soumis, en ce domaine comme dans d’autres, à une forte pression sociale. Pascal Bruckner montre comment les anciens impératifs de tempérance, de sérieux, dans le mariage, ont été remplacés par l’ardente obligation de jouir. L’amour sans passion ne serait plus l’amour. On voudrait que le couple vieillisse ensemble, s’embellissant avec la patine des années, tout en gardant l’éclat flamboyant de sa jeunesse. La femme doit être mère exemplaire et maîtresse sensuelle, l’homme coquin en diable mais uniquement à l’intérieur des liens étroits du couple. Nous sommes toujours sous le poids de la norme, mais celle-ci a changé. De là que des couples qui ne sont pas dans la norme viennent à se poser des questions : comment mieux y coller ? Comment vivre l’image du couple moderne et épanoui vantée par les magazines ? </p>
<p>L’individu est amené à se libérer une nouvelle fois, pour vivre un amour autonome, qui dicte sa propre loi. C’est là le seul progrès possible. Pour le reste, l’amour est toujours de l’ordre de la surprise. C’est un <em>happening</em>, non planifiable, une expérience nouvelle à chaque fois. A ce titre, rien n’est plus triste que ces personnes qui ont le sentiment de répéter des histoires similaires avec des personnes différentes. Ils doivent d’abord guérir de cette névrose de répétition avant de pourvoir vivre un plein amour.</p>
<p><strong>Les idéologies de l’amour l’ont-elles fait progresser ?</strong></p>
<p>Pascal Bruckner dresse un parallèle entre deux idéologies de l’amour, que tout semble opposer : le christianisme et le communisme.</p>
<p>Une dimension forte du christianisme est de prôner l’Amour avec un grand A. Dieu est Amour, voilà qui s’entend de deux façons : Dieu est tout entier un être d’amour, et l’amour est un dieu qu’il convient d’adorer. C’est ainsi que l’amour est devenu, dans notre civilisation, la vertu cardinale.</p>
<p>Pascal Bruckner revient sur les déviances qu’a suscitées cette sacralisation, notamment dans la version romaine du christianisme. Le culte de l’amour a justifié les pires exactions, à l’encontre des païens, puis des juifs, comme l’illustre le film <a href="http://www.allocine.fr/film/fichefilm_gen_cfilm=134194.html" target="_blank">Agora</a> d’Alejandro Amenábar. L’Inquisition est de sinistre mémoire. A chaque fois, il s’agissait d’aimer son ennemi, de compatir à la souffrance qu’on lui infligeait soi-même pour son salut. </p>
<p>L’amour de l’humanité, dans sa version communiste, a pris la forme d’un amour pour le Peuple et pour l’égalité. Cet amour intellectualisé d’une entité abstraite , de concepts, s’est traduit par l’instauration de régimes despotiques et meurtriers. </p>
<p>Le christianisme, religion de l’amour, et le communisme, système politique qui a voulu en imposer une certaine définition, ont-ils fait progresser l’amour ? Concernant le christianisme, son emprise sur la société s’est transformée en empreinte, profonde et durable. Notre monde sécularisé et laïc est profondément marqué par son influence, et le message du Christ, si l’on s’en réfère aux Evangiles en laissant de côté le système philosophique qui en a découlé, a certainement contribué à donner plus d’importance au cœur et à une vision fraternelle de l’humanité. Même la version romaine du christianisme a su faire sa révolution copernicienne, à sa façon, lors du Concile Vatican II.</p>
<p>La religion de l’amour a su progresser, au travers notamment de la Réforme, d’une part, et de Vatican II, d’autre part, et c’est ce qui l’a sauvée. Elle a façonné, qu’on le veuille ou non, notre vision de l’amour.</p>
<p>Le communisme, lui, n’a pas eu le temps de faire sa mue, malgré les efforts d’un Gorbatchev, et il a sombré.</p>
<p><strong>Il y a un progrès possible en amour, mais pas sur tous les plans</strong></p>
<p>En définitive, le christianisme a fait entrer l’amour dans l’Histoire, pour le meilleur et pour le pire. La notion de progrès dans la manière dont la civilisation regarde et vit l’amour est intimement liée à la notion de progrès historique. Notre époque est obnubilée par le progrès technique mais celui-ci ne fait rien pour nous libérer du temps et de notre condition. Il augmente nos possibilités mais que fait-il pour notre nature ? Pour qu’advienne une ère réellement nouvelle, un progrès substantiel est nécessaire, dont l’amour peut être le moteur. Il n’est peut-être au fond possible de progrès qu’en amour.</p>
<p>Sur un plan personnel, toutefois, on peut dire avec Pascal Bruckner qu’il n’y a pas de progrès en amour. Je suis toujours débutant en amour, chaque jour est une première fois.</p>
<p>L’individu étant plongé dans l’Histoire, sa façon de vivre l’amour est fortement influencée par tout l’acquis culturel dans lequel il baigne et qui l’a précédé. Si l’on pose la possibilité d’un progrès possible dans l’amour historique, on en arrive donc à la conclusion que l’amour progresse, au fil des générations d’hommes et de femmes qui se succèdent.</p>
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		<title>Quand Google copie Europe 1 pour sa pub</title>
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		<pubDate>Sat, 16 Jan 2010 08:16:54 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Jérôme Delacroix</dc:creator>
		
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		<description><![CDATA[Depuis quelques jours, des affiches fleurissent dans le métro pour vanter les mérites du navigateur Chrome. Elles égrennent une série de chiffres, pour terminer par un lapidaire &#8220;1 navigateur&#8221;.

Ces affiches ne sont pas sans rappeler une autre campagne, démarrée plusieurs mois auparavant, celle d&#8217;Europe 1 :

Alors Google est ouvert&#8230;mais pas toujours très imaginatif !
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			<content:encoded><![CDATA[<p>Depuis quelques jours, des affiches fleurissent dans le métro pour vanter les mérites du navigateur Chrome. Elles égrennent une série de chiffres, pour terminer par un lapidaire &#8220;1 navigateur&#8221;.</p>
<p><a class="flickr-image" title="chrome-affiche" rel="flickr-mgr" href="http://www.flickr.com/photos/8777152@N05/4278573026/" target="_blank"><img class="flickr-large" src="http://farm5.static.flickr.com/4042/4278573026_555bd9b6f8.jpg" alt="chrome-affiche" /></a></p>
<p>Ces affiches ne sont pas sans rappeler une autre campagne, démarrée plusieurs mois auparavant, celle d&#8217;Europe 1 :</p>
<p><a class="flickr-image" title="redimage.php" rel="flickr-mgr" href="http://www.flickr.com/photos/8777152@N05/4278573060/" target="_blank"><img class="flickr-large" src="http://farm3.static.flickr.com/2765/4278573060_6d85ef09c6.jpg" alt="redimage.php" /></a></p>
<p>Alors Google est <a title="L'ouverture selon Google" href="http://www.cooperatique.com/2009/le-sens-du-mot-ouvert-selon-google/" target="_blank">ouvert</a>&#8230;mais pas toujours très imaginatif !</p>
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		<title>Les SMS frappent toujours deux fois</title>
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		<pubDate>Sun, 03 Jan 2010 22:13:28 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Jérôme Delacroix</dc:creator>
		
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		<description><![CDATA[Il y en a qui n&#8217;ont vraiment pas de chance&#8230; Cité dans Le paradoxe amoureux par Pascal Bruckner, qui l&#8217;a repéré dans viedemerde.fr :
&#8220;Aujourd&#8217;hui, j&#8217;ai reçu deux SMS de ma copine. Le premier pour me dire que tout était fini, le second pour me dire qu&#8217;elle s&#8217;était trompée de destinataire.&#8221;
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			<content:encoded><![CDATA[<p>Il y en a qui n&#8217;ont vraiment pas de chance&#8230; Cité dans <a href="http://www.amazon.fr/gp/product/2246736315?ie=UTF8&amp;tag=derrierechezm-21&amp;linkCode=as2&amp;camp=1642&amp;creative=6746&amp;creativeASIN=2246736315" target="_blank">Le paradoxe amoureux</a> par Pascal Bruckner, qui l&#8217;a repéré dans <a title="vie de merde" href="http://www.viedemerde.fr/amour/36703">viedemerde.fr</a> :</p>
<p>&#8220;Aujourd&#8217;hui, j&#8217;ai reçu deux SMS de ma copine. Le premier pour me dire que tout était fini, le second pour me dire qu&#8217;elle s&#8217;était trompée de destinataire.&#8221;</p>
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		<title>Génération Y ou comment on peut très bien être sociable et fan de World of Warcraft</title>
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		<pubDate>Sat, 02 Jan 2010 20:58:44 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Jérôme Delacroix</dc:creator>
		
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		<description><![CDATA[Quand on est au milieu de la trentaine avec dix ans d&#8217;expérience professionnelle derrière soi, on n&#8217;est pas forcément encore un vieux con, mais on n&#8217;est plus non plus un jeunot. L&#8217;avantage de cette position équilibrée, c&#8217;est que l&#8217;on peut regarder ses aînés en se disant que, non, décidément, on ne sera jamais comme eux, [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Quand on est au milieu de la trentaine avec dix ans d&#8217;expérience professionnelle derrière soi, on n&#8217;est pas forcément encore un vieux con, mais on n&#8217;est plus non plus un jeunot. L&#8217;avantage de cette position équilibrée, c&#8217;est que l&#8217;on peut regarder ses aînés en se disant que, non, décidément, on ne sera jamais comme eux, et se pencher avec <span style="text-decoration: line-through;">condescendance</span> un regard plein de tendresse vers les stagiaires ou les jeunes embauchés.</p>
<p>En ce qui me concerne, j&#8217;ai eu la semaine dernière une conversation passionnante avec un collègue de 23 ans qui m&#8217;a appris une foule de choses sur World of Warcraft. Il m&#8217;a expliqué comment on pouvait y jouer en mode RP (role play) et l&#8217;étiquette que cela imposait : pas d&#8217;allusion au monde réel du joueur, immersion totale dans l&#8217;ambiance, façon de s&#8217;exprimer médiévale, etc.</p>
<p>Il m&#8217;a expliqué que lorque l&#8217;on joue à ce genre de jeu, on a une deuxième vie : on est quasi obligé de jouer tous les jours, sauf à perdre complètement le fil. Il a eu cette image édifiante : ne pas jouer tous les jours, c&#8217;est comme si dans la vie réelle, on ne vivait qu&#8217;un jour sur deux ; on ne comprendrait rien au monde. Pour un fan de Marcel Aymé tel que moi, cette phrase m&#8217;a immédiatement fait penser à la nouvelle &#8220;Le temps mort&#8221; où le pauvre Martin vit, justement, un jour sur deux.</p>
<p>Il m&#8217;a confié également que, lorsqu&#8217;il était étudiant, il pouvait y jouer 5 à 6 heures par jour, le week-end.</p>
<p>Pourquoi accrochait-il tant à cet univers ? Pour l&#8217;aspect communautaire. Il appréciait de retrouver sa &#8220;guilde&#8221;. C&#8217;est bien pour cela, selon lui, que les joueurs s&#8217;abonnent au service, bien plus que pour tuer des monstres.</p>
<p>Or, ce collègue est l&#8217;un des plus sociables de la boîte. C.Q.F.D. : l&#8217;univers des mondes permanents n&#8217;est pas un repaire d&#8217;associaux ou de déséquilibrés. Il y en a sûrement, mais ils ne sont pas représentatifs du phénomène. Moi qui ne joue pas à ces jeux et ne les connaît, finalement, que par la presse, j&#8217;ai pu me rendre compte du fossé entre l&#8217;image d&#8217;Epinal véhiculée au sujet des gamers et le discours d&#8217;un gamer véritable qui existe et que j&#8217;ai rencontré.</p>
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		<title>Surrogates (clones) ou la vie rêvée du corps</title>
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		<pubDate>Wed, 11 Nov 2009 20:47:47 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Jérôme Delacroix</dc:creator>
		
		<category><![CDATA[cinéma]]></category>

		<category><![CDATA[réflexion]]></category>

		<category><![CDATA[anticipation]]></category>

		<category><![CDATA[corps]]></category>

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		<description><![CDATA[Le 28 octobre 2009 est sorti sur les écrans français Surrogates (dont le titre a été maladroitement adapté en français par Clones), film tiré de la série de comic books éponyme. L’action se passe en 2017 (2054 dans les livres). Dans ce futur pas si lointain, les individus restent chez eux jour et nuit ; [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Le 28 octobre 2009 est sorti sur les écrans français <em>Surrogates</em> (dont le titre a été maladroitement adapté en français par <a title="Clones" href="http://www.allocine.fr/film/fichefilm_gen_cfilm=127136.html" target="_blank">Clones</a>), film tiré de la <a title="Surrogates" href="http://en.wikipedia.org/wiki/Surrogates" target="_blank">série de comic books</a> éponyme. L’action se passe en 2017 (2054 dans les livres). Dans ce futur pas si lointain, les individus restent chez eux jour et nuit ; ils travaillent, s’amusent, passent du temps avec les autres par l’intermédiaire de robots humanoïdes qu’ils pilotent par la pensée. Un vaste marché s’est organisé autour de cette technologie, dominé par une seule entreprise. L’intrigue se concentre sur l’enquête menée par un détective, Harvey Greer, au sujet de la destruction en pleine ville de plusieurs « clones » à l’aide d’une arme spéciale. De manière incompréhensible, cette destruction s’est accompagnée de la mort simultanée de leur « opérateur» (leur propriétaire). Le fabricant des clones essaie d’étouffer l’affaire, l’un de ses arguments commerciaux étant de permettre aux acheteurs de ses machines de vivre une vie extraordinaire « dans le confort et la sécurité de leur domicile », c’est-à-dire sans aucun risque.</p>
<p>Dans cette civilisation, les corps humains sont singulièrement absents : ce sont des machines qui se déplacent, se parlent, se touchent, font l’amour ensemble, téléguidées par leurs propriétaires à qui ils transmettent toutes leurs sensations. Pourtant, paradoxalement, il n’est question que du corps, qui brillant par son absence, en devient obsédant. Singulière vision du corps que celle que nous propose le film…Mais c’est bien celle qui se prépare dans les bureaux d’études et qui est en train d’être théorisée par tout un courant de pensée.</p>
<p><strong>Le corps, source de tous les risques</strong></p>
<p>En 2017, si les clones ont rencontré un tel engouement de la part des consommateurs, c’est en particulier parce qu’ils permettent de vivre « en toute sécurité ». A notre époque à nous, nous prenons des risques sitôt que nous mettons le nez dehors. Et si la solution était de ne plus sortir de chez soi ? Cela ne suffit pas car dès lors que l’on se lève, on est à la merci des faux pas de l’existence, le premier écueil étant de se lever du pied gauche ! Grâce aux clones, il n’est même plus besoin de se lever. Il suffit de rester allongé, des lunettes spéciales posées sur ses yeux fermés, pour voir tout ce que son clone voit, entendre et sentir tout ce qu’il entend et sent, et pour le contrôler. Dans cette conception, le corps est le maillon faible de la personne humaine, celui par lequel elle est vulnérable, la porte ouverte à tous les accidents, par laquelle la mort peut s’engouffrer à tout instant.</p>
<p><strong>Le corps, objet de toutes les précautions</strong></p>
<p>Parmi tous les avatars que peut prendre la personne (car rien n’empêche d’avoir plusieurs clones, comme on a plusieurs paires de chaussures), le corps est le plus vulnérable et en même temps le plus précieux. Il est le réceptacle de toutes les sensations transmises par les clones. Hors du corps, point de plaisir, même si les protagonistes du film vivent en permanence hors d’eux mêmes dans des machines. Le corps est donc un fardeau indispensable, dont on se passerait bien, mais que l’on entretien quand même a minima. C’est ce qu’illustre la scène dans laquelle Greer, allongé dans son fauteuil, pilote son clone pour lui apporter un verre d’eau.</p>
<p><span id="more-295"></span><br />
<strong>Le corps et l’esprit, le couple éternellement irréconciliable</strong></p>
<p>Surrogates illustre d’une nouvelle manière le thème de la dichotomie entre le corps et l’esprit. Pour le propriétaire d’un clone, la vie se passe en dehors du corps ; il devient possible de regarder son corps de l’extérieur, non pas comme dans un miroir, mais avec des yeux en dehors de son corps, comme le rend très bien, là encore, la scène du verre d’eau. Tout se passe comme dans ces expériences « aux frontières de la mort » dans lesquelles des témoins relatent comment ils seraient sortis de leur corps et se seraient vus du dehors.</p>
<p><strong>Le corps dont on cherche à s’affranchir</strong></p>
<p>Les « opérateurs » (propriétaires) d’un clone cherchent à se mettre à l’abri des périls du corps mais aussi de ses limitations. Nous autres, en 2009, sommes grands ou petits, minces ou gros, jeunes ou vieux, et tous ces états du corps nous sont imposés. Si l’on en croit les auteurs du film et des <em>comics</em>, nous pourrons (ou nos enfants pourront) être libérés totalement de ces contingences dans le futur. Il sera possible de vivre dans la peau d’un homme ou d’une femme, au choix, être tantôt de type européen, tantôt de type africain, adolescent ou d’âge mûr, au gré de nos envies. La seule limitation ne sera plus le corps, mais le porte-monnaie, autorisant d’avoir un ou plusieurs clones. Et pourtant, c’est encore le corps que recherchent les opérateurs dans leur affranchissement du corps ; ils ne se libèrent de leur corps réel que pour mieux jouir d’un ou plusieurs corps imaginés. Ils sont avides de sensations, comme dans la scène où les clones s’adonnent à des drogues électriques. En définitive, le corps est présenté comme l’horizon indépassable de l’humanité. Les drogues ont changé : on n’inhale plus de substances psychotropes, on s’électrise ; on ne « sniffe plus » mais dans l’oubli du corps, on  n’aspire qu’à une seule chose : le corps lui-même.</p>
<p><strong><em>Surrogates</em>, un film d’anticipation ?</strong></p>
<p>Vouloir vivre dans la peau d’un autre n’est certes pas quelque chose de nouveau. C’est le privilège de l’imagination que de le rendre, dans une certaine mesure, possible. La littérature le permet depuis longtemps. Depuis peu, néanmoins, la technologie a donné de nouveaux modes de réalisation à ce fantasme. Les salons de conversation télématiques (minitel), les <em>chat rooms</em>, les sites de rencontre font qu’il est possible d’avoir une vie sociale, de se faire de nouvelles connaissances, en dehors de tout contact physique. Dans ces salons en ligne, on peut se rêver, se présenter et se décrire aux autres comme on le souhaite. Même le travail en entreprise ne nécessite plus aujourd’hui de se retrouver ensemble en un même lieu. Le télétravail et la mondialisation ont brisé l’unité de temps et d’espace de l’univers professionnel et nombreux sont ceux qui travaillent quotidiennement avec des interlocuteurs qu’ils n’ont jamais rencontrés, grâce à l’e-mail, la messagerie instantanée et les espaces collaboratifs. Des plates-formes virtuelles comme Second Life ou les univers persistants des jeux en ligne de type World of Warcraft permettent d’aller encore plus loin, en se projetant dans un monde avec ses paysages, ses objets, dans lequel on peut se déplacer sous la forme d’un avatar que l’on a conçu selon ses désirs.</p>
<p>Sous ces aspects, le monde décrit par <em>Surrogate</em> n’est pas si différent du nôtre, à un écart près : dans le film, le pouvoir du corps fantasmé s’inscrit dans la matérialité des clones. Le corps imaginaire n’est plus cantoné à un monde virtuel, il s’empare du monde matériel. Il ne s’agit pas là de science fiction. D’ores et déjà, <a title="Prothèses contrôlées par la pensée" href="http://www.bio-pro.de/magazin/wissenschaft/archiv_2008/index.html?lang=en&amp;artikelid=/artikel/00684/index.html" target="_blank">des malades peuvent piloter des prothèses par la pensée</a>. En dehors de l’univers médical, les <a title="Jouets à commande mentale" href="http://www.orange-innovation.tv/dreamorange/?JDocumentOid=2838&amp;p=Portal/document&amp;title=un_jouet_a_piloter_par_la_pensee" target="_blank">premiers jouets à commande mentale</a> commencent à être mis sur le marché. Les progrès de la robotique et des interfaces homme-machine laissent à penser que l’avènement des clones, tel que décrit par le film, est de l’ordre du possible.<br />
<em>Surrogates</em> offre matière à penser au sujet de notre conception du corps. Les décennies qui s’annoncent vont certainement rendre possible une partie de ce que décrit le film. Comme toujours avec la technologie, cela pourra être pour le pire ou le meilleur. L’humanité a construit des machines depuis bien longtemps. De bien des façons, les machines sont déjà devenues des extensions de notre corps. Aujourd’hui, la robotique et la bionique ouvrent de grands espoirs, notamment pour les handicapés et les amputés. La question qui se pose est de savoir si nous saurons utiliser la technique pour bénéficier d’un corps augmenté, qui nous ouvrira de nouvelles fenêtres sur le réel, avec par exemple davantage de mobilité, une vue plus perçante, une ouïe plus fine ; ou si, au contraire, elle nous amputera de notre humanité, en nous confinant en nous mêmes, dans un monde rêvé séparé du réel par des rideaux et des écrans, comme pour les personnages du film. L’un des clés pour répondre à cette question est donnée par le titre du film. <em>Surrogates</em> signifie à la fois « représentant » et «remplacement, substitut ». C’est l’alternative qui est devant nous : utiliser les robots comme des représentants de notre humanité, des porte-parole chargés de la défendre, ou comme des substituts, des <em>ersatz</em>, pâles et sans saveur.</p>
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		<title>Relation client respectueuse</title>
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		<pubDate>Sat, 10 Oct 2009 11:41:32 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Jérôme Delacroix</dc:creator>
		
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		<description><![CDATA[Un coup de chapeau à GrosBill pour le mail reçu ce matin :

Lorsque l&#8217;on clique sur non, on arrive sur une page où l&#8217;on peut renseigner son adresse mail pour se désabonner. Là un message prévient :

Tout est clair. Voilà la relation client telle qu&#8217;elle devrait toujours être : respectueuse.
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			<content:encoded><![CDATA[<p>Un coup de chapeau à GrosBill pour le mail reçu ce matin :</p>
<p><img src="http://farm4.static.flickr.com/3450/3997173091_92c64f3ee7.jpg" alt="grosbill" width="500" height="361" /></p>
<p>Lorsque l&#8217;on clique sur non, on arrive sur une page où l&#8217;on peut renseigner son adresse mail pour se désabonner. Là un message prévient :</p>
<p><img src="http://farm3.static.flickr.com/2492/3997175195_50d4bdc9eb.jpg" alt="désabonnement" width="500" height="267" /></p>
<p>Tout est clair. Voilà la relation client telle qu&#8217;elle devrait toujours être : respectueuse.</p>
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		<title>Jeux d&#8217;enfants : l&#8217;arme secrète</title>
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		<pubDate>Tue, 04 Aug 2009 09:05:57 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Jérôme Delacroix</dc:creator>
		
		<category><![CDATA[Le temps]]></category>

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		<category><![CDATA[histoire]]></category>

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		<description><![CDATA[Lors d&#8217;une promenade au parc avec mon fils, j&#8217;ai discuté avec un groupe d&#8217;enfants qui jouait là, avec un ballon. Je les ai questionné sur leur jeu, me demandant s&#8217;il s&#8217;agissait d&#8217;une nouvelle version de la balle au prisonnier. Comme j&#8217;ai quitté l&#8217;enfance depuis un moment déjà, et que d&#8217;un autre côté mon bébé sera [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Lors d&#8217;une promenade au parc avec mon fils, j&#8217;ai discuté avec un groupe d&#8217;enfants qui jouait là, avec un ballon. Je les ai questionné sur leur jeu, me demandant s&#8217;il s&#8217;agissait d&#8217;une nouvelle version de la balle au prisonnier. Comme j&#8217;ai quitté l&#8217;enfance depuis un moment déjà, et que d&#8217;un autre côté mon bébé sera bientôt un petit garçon qui jouera avec les autres, je suis curieux de savoir à quoi jouent les enfants d&#8217;aujourd&#8217;hui.</p>
<p>Une petite fille de 7 ans, à vue de nez, a pris la parole, c&#8217;était manifestement le chef du groupe.</p>
<p>&#8220;Nous jouons à l&#8217;arme secrète<br />
- En quoi consiste ce jeu ?<br />
- Il consiste à regarder les gens dans le parc et à essayer de deviner leur problème. Vous connaissez Secret Story ?<br />
- Oui.<br />
- Ben c&#8217;est la même chose. Tenez le Monsieur, là-bas, assis sur un banc. Il boude. Ben peut-être que son problème, c&#8217;est qu&#8217;il n&#8217;a pas d&#8217;enfant.<br />
- C&#8217;est intéressant, mais pour savoir qui a gagné, comment pouvez-vous être sûr d&#8217;avoir trouvé le véritable problème des gens ?<br />
- Ben, grâce à l&#8217;imagination, voyons. Nous avons quelque chose de vivant, là-haut dans le cerveau, il faut s&#8217;en servir.&#8221;</p>
<p>Cette conversation m&#8217;a montré plusieurs choses. La télévision a un impact sur les jeux des enfants, ce n&#8217;est pas nouveau, mais Secret Story est-elle une émission à regarder par de petits enfants ? J&#8217;ai été étonné aussi de voir que ces enfants, en voyant des individus assis dans un parc, pouvaient avoir l&#8217;intuition que chacun a une histoire, même s&#8217;il n&#8217;en laisse rien paraître. Et ces &#8220;larmes secrètes&#8221; de chacun les intéresse.</p>
<p>Mais au final, au-delà des armes et des larmes, le dernier mot revient à ce que nous avons là-haut, et dont nous devons apprendre à nous servir : l&#8217;imagination.</p>
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