Relation client respectueuse

Un coup de chapeau à GrosBill pour le mail reçu ce matin :

grosbill

Lorsque l’on clique sur non, on arrive sur une page où l’on peut renseigner son adresse mail pour se désabonner. Là un message prévient :

désabonnement

Tout est clair. Voilà la relation client telle qu’elle devrait toujours être : respectueuse.

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Jeux d’enfants : l’arme secrète

Lors d’une promenade au parc avec mon fils, j’ai discuté avec un groupe d’enfants qui jouait là, avec un ballon. Je les ai questionné sur leur jeu, me demandant s’il s’agissait d’une nouvelle version de la balle au prisonnier. Comme j’ai quitté l’enfance depuis un moment déjà, et que d’un autre côté mon bébé sera bientôt un petit garçon qui jouera avec les autres, je suis curieux de savoir à quoi jouent les enfants d’aujourd’hui.

Une petite fille de 7 ans, à vue de nez, a pris la parole, c’était manifestement le chef du groupe.

« Nous jouons à l’arme secrète
- En quoi consiste ce jeu ?
- Il consiste à regarder les gens dans le parc et à essayer de deviner leur problème. Vous connaissez Secret Story ?
- Oui.
- Ben c’est la même chose. Tenez le Monsieur, là-bas, assis sur un banc. Il boude. Ben peut-être que son problème, c’est qu’il n’a pas d’enfant.
- C’est intéressant, mais pour savoir qui a gagné, comment pouvez-vous être sûr d’avoir trouvé le véritable problème des gens ?
- Ben, grâce à l’imagination, voyons. Nous avons quelque chose de vivant, là-haut dans le cerveau, il faut s’en servir. »

Cette conversation m’a montré plusieurs choses. La télévision a un impact sur les jeux des enfants, ce n’est pas nouveau, mais Secret Story est-elle une émission à regarder par de petits enfants ? J’ai été étonné aussi de voir que ces enfants, en voyant des individus assis dans un parc, pouvaient avoir l’intuition que chacun a une histoire, même s’il n’en laisse rien paraître. Et ces « larmes secrètes » de chacun les intéresse.

Mais au final, au-delà des armes et des larmes, le dernier mot revient à ce que nous avons là-haut, et dont nous devons apprendre à nous servir : l’imagination.

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Technologies intellectuelles

En faisant des recherches sur l’intelligence artificielle, je suis tombé, par sérendipité, sur l’expression « technologies intellectuelles », reprise par Nicholas Carr dans un récent article. Nicholas Carr indique que l’expression a été utilisée par le sociologue Daniel Bell pour désigner les outils que nous avons inventés pour augmenter nos capacités mentales. Parmi ces technologies viennent à l’esprit la lecture et son corollaire l’écriture, mais aussi le calcul. Des démarches comportementales visant à augmenter l’efficacité personnelle comme les techniques d’organisation, de communication  ou d’interaction dans des groupes en sont, à mon avis, d’autres exemples.

Sans entrer dans la distinction entre technologie et technique, on conçoit que ces pratiques doivent être apprises, peuvent devenir comme une « seconde nature », mais ne sont pas instinctives. Elles ne sont pas inscrites naturellement dans notre développement cognitif, comme le langage. Nous ne sommes pas conçus génétiquement pour lire, compter, gérer le temps ou interagir de manière optimale dans des groupes.

Pourtant, si l’on prend l’exemple de l’écriture et de la lecture, on est fasciné par le fait que ces apprentissages deviennent si intimement liés à nous que nous les pratiquons comme naturellement.

Des technologies visant à augmenter l’efficacité comportementale, et pas seulement intellectuelle, ne pourraient-elles pas être aussi utilement enseignées, comme faisant partie de l’ABC de l’être humain en devenir, au même titre que la lecture et le calcul ?

Je pense qu’elles devraient faire partie de l’enseignement de base proposé à tous. L’étude d’ouvrages comme « Getting things done » (David Allen), The Evolution of cooperation (Robert Axelrod) ou How to win friends and influence people (Dale Carnegie) , seraient à mon avis au moins aussi profitable aux jeunes en formation que l’étude des racines carrées ou de la triangularisation des matrices…

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Thérèse Raquin

La lecture du roman de Zola m’a frappé parce qu’il est construit comme une démonstration mathématique. Une jeune femme pleine de fougue mais contrariée dans ces élans par une éducation étouffante, mariée à un homme maladif et terne, rencontre un jour un homme sanguin, d’une sensualité brutale. Que va t-il se passer ? La jeune femme et celui qui apparaît au départ comme une brute épaisse deviennent amants ; leurs corps deviennent fous l’un de l’autre. La passion les enchaîne et les pousse au meurtre du mari.

Ils rêvaient de se marier ; mais le souvenir du crime va les hanter, poussant leur cerveau à la folie. Leur corps, marqué par un « remords physique » va endurer d’atroces souffrances. Finalement, ils vont se suicider, seule issue leur apparaissant à cet enfer sur terre.

Ce roman a défrayé la chronique. D’aucuns l’ont jugé immoral. Beaucoup ont critiqué l’absence total de libre arbitre chez les héros. Pourtant, cette histoire est finalement très morale : le crime ne paie pas, les meurtriers endurent un calvaire. Leur remords a beau être purement physique, c’est quand même un remords. On n’est pas si loin finalement de la morale chrétienne dans ce roman où Dieu est absent.

Il est en revanche surprenant de voir que, paradoxalement, l’ouvrage ne traitant que du corps s’inscrit, par contrecoup, dans la plus pure logique dualiste séparant âme et corps. En rendant volontairement la première absente, Zola indique combien elle est de nature différente du corps. Dans Thérèse Raquin, l’âme brille littéralement par son absence.

En définitive, ce dualisme paradoxal est bien anachronique. Mais l’ouvrage est en revanche toujours d’actualité pour illustrer l’impact d’un milieu ou des circonstances sur la vie des individus.

Mes Tweets du 2009-03-25

  • Etonnant : tous les vendeurs de journaux Relay que je croise dans le métro et qui alpalguent les voyageurs ont la soixantaine bien sonnée. #

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Mes Tweets du 2009-03-21

  • Incroyable. Deux colosses body-buildés avec badge SURETE RATP, talkie et matraque, controlent les titres des voyageurs dans le bus. #
  • Je preferais les costumes verts caca d’oie des anciens controleurs. #
  • Sommeil polyphasique (http://is.gd/omh2) et rêve lucide (http://is.gd/omhh) : plein de nouveau sous le sommeil. #

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Mes Tweets du 2009-03-11

  • @PPC Content de t’avoir revu et merci pour la belle présentation de ce soir ! #

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Mes Tweets du 2009-03-08

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Les gens

Je termine la lecture du dernier roman de Philippe Labro : « les gens ». J’aimerais vous livrer, sans ordre pré-établi, les impressions que m’a laissé cet ouvrage.

Le titre et la 4ème de couverture m’ont particulièrement attirés. La 4ème de couv’, reprise dans le livre parmi d’innombrables autres citations, est la suivante :

« Le sage doit rechercher le point de départ de tout désordre. Où ? Tout commence par le manque d’amour. »

Mo-tzu, philosophe chinois, 479-391 av. J.-C.

Je m’attendais à un ouvrage plein de sympathie pour nos contemporains, les inconnus que nous croisons au quotidien, nos proches. Labro exprime en effet beaucoup d’humanité et de sympathie pour les héros de son roman mais pas, comme je l’imaginais, pour des personnes à la vie ordinaire, des personnages du quotidien, des Monsieur et Madame Tout-le-Monde. En fait, le roman se passe pour l’essentiel dans la haute bourgeoisie californienne, la bobosphère parisienne et le microcosme audiovisuel. Sans doute Labro (que je ne connais pas) parle t-il des gens qu’il cotoie au travers de sa profession. Mais pour moi, ces catégories de la population ne sont pas représentatives « des gens », mais justement de types socioculturels bien précis.

Il est vrai que le titre est un défi. « Les gens » existent-ils ? Comment parler d’une telle généralité ? Il y a bien deux passages où, en quelques pages, Labro décrit tout ce qui se passe en dehors de la dizaine de vie dans lesquelles il nous fait rentrer ; mais « les vrais gens » sont assez absents de ce livre.

D’autant plus absents que tous les protagonistes du roman ont de fortes personnalités. Tous excellent, dans leur registre. Ils font montre d’une grande détermination. Or, les gens (la plupart d’entre nous) ne sont pas des héros. Nous hésitons ; nous tergiversons ; nous changeons d’avis ; nous sommes forts et faibles à la fois. Les personnages de Labro ressemblent trop à des archétypes, des figures représentatives, bref sont trop parfaits pour être crédibles.

Sur le style, enfin, je trouve que Labro abuse des néologismes et des onomatopées. Je ne lui ferai pas le reproche d’abuser des citations, car il s’en explique lui-même, dans la bouche de l’un de ces personnages : les personnages que l’on cite ne sont pas des refuges, ce sont des rencontres.

Malgré tout, j’ai passé un agréable moment à la lecture de ce roman. L’intrigue est prenante, on s’attache aux personnages. Il y a un côté cinématographique (un soupçon de violence, un tantinet de sexe), de l’action. Les 450 pages du livre s’écoulent agréablement, mais sans plus.

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Mes Tweets du 2009-03-06

  • La France dans le commandement intégré de l’Otan : pourquoi diable serait-ce tout d’un coup indispensable désormais ? #

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