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Comment le sentiment anti-japonais se diffuse chez les Chinois

Caricature française (début XXème) : Chine et Japon tentant de
Caricature française (début XXème) : Chine et Japon tentant de « pêcher » la Corée, avec la Russie en arrière-plan

Ce n’est rien de dire que les exactions perpétrées contre la Chine par le Japon au XXème siècle ont laissé une plaie à vif dans la société chinoise. Le récent regain de tension entre les deux pays n’a fait qu’exacerber un sentiment anti-japonais dans la population chinoise. Cela se ressent dans les conversations que l’on peut avoir avec des Chinois et dans la place accordée à la crise sino-japonaise dans les médias. Mais cela se traduit aussi dans les programmes de divertissement diffusés à la télévision ! Ainsi, les fictions historiques sont un genre développé en Chine, et j’ai pu constater combien l’histoire compliquée et douloureuse avec le Japon était une source d’inspiration sans fin  pour les scénaristes ! Mais ce qui m’a le plus frappé lors de mon séjour récent en Chine, c’est un dessin animé diffusé à la télévision et qui s’intitule « frappez les envahisseurs ». Il raconte l’histoire d’un village chinois occupé par des soldats japonais, largement tournés en ridicule. Il me semble que ce genre de programme ne fait que nourrir l’animosité entre les deux peuples, dès le plus jeune âge, et je dois dire que cela m’a choqué.

Le chat du rabbin : mais pourquoi vouloir tout dire en 90 minutes ?

Le chat du rabbinCréateur d’entreprise, auteur et papa, cela ne laisse pas beaucoup de temps pour aller au cinéma. Autant dire que le choix d’un film relève dans ces conditions d’un délicat arbitrage. Souhaite t-on se détendre ? Envisager d’autres horizons ? Le chat du rabbin paraissait ce dimanche un bon compromis.

J’ai été conquis par le démarrage du film. Ne connaissant pas les albums de Joann Sfar, j’ai découvert son univers graphique, fort bien servi par des voix en parfait accord avec leur personnage. Mais à partir de la première demi-heure, le film introduit trop vite trop d’intrigues et trop de personnages sans rapport les uns avec les autres : le chat qui parle puis ne parle plus, le cousin dompteur de lions qui surgit d’on ne sait où, le Russe en quête de Jérusalem..Pour finir, le film s’achève sur la déception de ce Russe devant la découverte d’une Jérusalem différente de celle dont il avait rêvé…sans qu’aucune des autres intrigues ne soient résolues. Cela donne l’impression que plusieurs albums ont été mélangés pour donner une vision complète de l’univers du chat du rabbin mais de manière maladroite.

A vouloir tout présenter, le film devient confus. Dommage, on aurait préféré une seule histoire menée à terme et approfondie, quitte à introduire les autres personnages en vue de futurs films.