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Exclusif : photo d’un virus traversant seul les frontières

Entendu ce soir dans la bouche du Ministre français de la Santé cet argument rabâché inlassablement comme un élément de langage : face à une épidémie, « fermer les frontières ne sert à rien ; les hommes s’arrêtent aux frontières, pas les virus ».

Ce sophisme est révélateur d’une posture purement idéologique : la libre circulation des personnes en Europe, c’est bien, en toutes circonstances, on n’a pas le droit d’y toucher. La fermeture des frontières, c’est l’Impensable, l’Innommable.

Pourtant, si le coronavirus n’est pas présent dans l’air, comme les responsables de la Santé en France nous l’ont expliqué, on se demande bien comment un virus pourrait passer les frontières sans un véhicule, un hôte qui l’héberge, un corps humain.

Si on avait fermé les frontières, moins de porteurs de virus auraient pénétré sur le territoire français, donc moins de virus.

Ou alors je veux que l’on me montre une photo sans trucage d’un virus traversant les frontières seuls sur ses petites jambes.

Virus traversant les frontières
Virus traversant tout seul les frontières

Le sophisme de « la fermeture des frontières » s’appuie par ailleurs sur un autre outil classique de la manipulation : l’exagération. En effet, on n’est pas obligé de fermer complètement les frontières, on peut renforcer le contrôle aux frontières.

Autrement dit, il s’agit, pour les tenants du dogme de la libre-circulation, premièrement de justifier l’inaction en exagérant un argument de bon sens, le renforcement des contrôles aux frontières (en lui substituant la notion de « fermeture »), puis de ridiculiser l’exagération par un sophisme.

Mais le comble du cynisme est de consolider ce qui s’apparente ni plus ni moins à un mensonge par la dénonciation d’un autre mensonge du passé : c’est le rappel du fameux nuage de Tchernobyl, dont le gouvernement français avait d’abord prétendu qu’il n’avait pas pénétré dans l’Hexagone.

Là encore, c’est une grossière manipulation : le nuage, poussé par le vent, était « automobile » alors que le virus a, lui, besoin d’un porteur pour se déplacer. Limiter les déplacements des porteurs potentiels, c’est nécessairement contribuer à restreindre la circulation du virus.

L’emploi de tels artifices ne donne pas envie de prêter crédit aux dirigeants.

D’où la defiance et le doute qui se sont immiscés dans une partie de la population.

Comme dit l’adage : fool me once, shame on you, fool me twice, shame on me. (Honte à toi si tu m’arnaques une fois, honte à moi si tu m’arnaques deux fois.)